Author: Sammy Ghozlan

Live From The Field

mer. 21 juil. 20:07 (il y a 13 heures)

À moi
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On July 18, 1925, the first volume of Adolf Hitler’s “Mein Kampf” was released in Germany. While it was poorly written and few high-ranking Nazis were said to have actually read it, “Mein Kampf” became required reading in nearly every German house after Hitler’s rise to power.

Donated by Barbara & Ira A. Lipman and on permanent display at the Museum of Tolerance, this two-volume set of “Mein Kampf” is signed and inscribed by Adolf Hitler to Mr. Wilhelm Holzwarth in 1925.

An early admirer of Hitler, Wilhelm Holzwarth joined the Nazi party in 1920. After the failed coup to take over the Bavarian government in 1923, Hitler was jailed and the Nazi party was dissolved. When the party was reorganized in 1925, Holzwarth was one of the first to rejoin and was awarded party membership #20.

A farmer by profession, Holzwarth eventually ran afoul of the party for criticizing its perceived lack of interest in agriculture. He soon received death threats from an unknown source after outing gay members of the party. In 1937, the party's supreme court referred to Holzwarth as “the greatest scoundrel who ever crept into the movement.” However, when Holzwarth showed his copy of “Mein Kampf” signed by Hitler in 1925, he was very much in the future Fuhrer’s good graces.

These books, along with many other artifacts are part of the Simon Wiesenthal Center’s vast archival holdings.

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Israël menace Unilever de «graves conséquences» après le boycottage de Ben & Jerry's

Agence France-Presse

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 Photo AFP

Le premier ministre israélien a menacé mardi le directeur d'Unilever, propriétaire du fabricant américain de glaces Ben & Jerry's de «graves conséquences» après l'annonce la veille par la compagnie qu'elle arrête de commercialiser ses produits dans les territoires palestiniens occupés.

«Du point de vue de l'État d'Israël, cette action aura de graves conséquences notamment sur le plan juridique», a affirmé Naftali Bennett, selon un communiqué de son bureau, précisant qu'il s'était entretenu avec Alan Jope, le patron d'Unilver.

Le premier ministre israélien considère cette décision «de boycotter Israël comme une action anti-israélienne claire».

Dans un communiqué publié lundi, la filiale d'Unilever a déclaré: «Nous pensons qu'il n'est pas compatible avec nos valeurs que les glaces Ben & Jerry's soient vendues dans les territoires palestiniens occupés».

«Nous avons un partenariat de longue date avec les détenteurs de notre licence qui fabriquent nos glaces en Israël et les distribuent dans la région», ajoute Ben & Jerry's, qui a toutefois décidé de ne pas renouveler l'accord de licence qui expire en fin d'année prochaine.

Ben & Jerry's précise toutefois dans son communiqué qu'il va «rester en Israël», bien que ses produits ne soient plus vendus dans les territoires occupés.

«La décision de Ben & Jerry's est une capitulation honteuse à l'antisémitisme, au mouvement BDS (de boycottage des produits israéliens, NDLR), à tout ce qui est mauvais dans le discours anti-israélien et anti-juif», a commenté pour sa part le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid dans une vidéo.

Fondée en 1978, Ben & Jerry's est une entreprise connue pour ses engagements progressistes, de la protection de l'écologie au respect des droits humains ou la question des inégalités.  

Fwd: Le BNVCA dénonce le nouvel accès d’antisémitisme et de négationnisme virulent, comparant les « sans vaccins » aux juifs portant l’étoile jaune

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66 rue Laugier 75017 PARIS                                                                        Le 15 juillet 2021

 

Le Président

Sammy GHOZLAN 

01 77 38 49 44

 

 

 

COMMUNIQUE

Le BNVCA dénonce et condamne le nouvel accès d’antisémitisme et de
négationnisme virulent, comparant les « sans vaccins » aux juifs
portant l’étoile jaune.

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Le BNVCA dénonce et condamne la nouvelle campagne nauséabonde
qui se répand sur la toile. Au prétexte de « mesures discriminatoires »
à l'encontre de ceux qui ont choisi de ne pas se faire vacciner, la
surenchère de l’ignominie se dispute à l’étalage d’un mépris malsain et
dangereux de l’histoire.

Instrumentalisation
de l’étoile jaune, détournement de sordides images de croix gammées ou de
l’entrée d’Auschwitz, le refus des anti-vaccins au nom de “la liberté de
contaminer les autres” a donné lieu à des débordements insupportables.
Comme si l’enjeu d’éviter une nouvelle vague de contaminations avec sa
cohorte de décès mais aussi ses nouvelles conséquences économiques, ne
justifiait pas les mesures annoncées et déjà appliquées dans nombre de pays.
Comme si ce douzième vaccin était insupportable. Car, du tétanos au BCG et
autres, chaque français a déjà été vacciné une dizaine de fois, sans hurler à
la mort mais en remerciant de pouvoir ainsi éviter le pire.  

Le BNVCA condamne ces atteintes à la vérité, à l’histoire, à la démocratie.

Le BNVCA
charge son Conseil, Me Franck Serfati de déposer plainte contre tous les minables
qui, de l’extrême-droite à l’extrême gauche, se retrouvent toujours lorsqu’il
s’agit d’antisémitisme.  

Le BNVCA déplore qu’il n’y
ait toujours pas le moindre vaccin contre l'absurdité ou l'imbécilité et
l’antisémitisme, ces maladies issues de la même souche et qui font des
ravages, depuis la nuit des temps.

Le BNVCA demande au Garde
des Sceaux de prescrire à tous les Procureurs de la République des Parquets de
France et d'Outre mer d'engager d’initiative et systématiquement l'action publique contre les
auteurs de ces comparaisons insupportables et incitatives à la haine, notamment
sur FB ou autres réseaux sociaux.

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Contestation en Cisjordanie : “Une manifestation ultime de la délégitimation de Mahmoud Abbas”

Des manifestants palestiniens tiennent des banderoles demandant au président Mahmoud Abbas de

Des manifestants palestiniens tiennent des banderoles demandant au président Mahmoud Abbas de “Partir”, lors d'un rassemblement dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 3 juillet 2021. © Abbas Momani, AFP

Les appels au départ du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se multiplient en Cisjordanie. Ils interviennent alors qu’une vague de manifestations secoue plusieurs villes des Territoires occupés après la mort d'un militant des droits humains, critique des dérives du pouvoir.

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Les manifestations, émaillées de heurts entre protestataires et forces de l'ordre, se poursuivent en Cisjordanie occupée pour réclamer justice après la mort, le 24 juin à Ramallah, d’un célèbre militant des droits de l’homme, Nizar Banat. Le décès à 43 ans de ce critique de l'Autorité palestinienne (AP), quelques heures après son interpellation par les forces de sécurité – et après avoir été battu à mort selon sa famille – a provoqué un vent de colère d’Hébron à Ramallah, en passant par Bethléem.

Une colère accompagnée d’appels à la démission visant le président de l’AP, Mahmoud Abbas, et de slogans dénonçant la corruption au sommet du pouvoir.

“Abbas dégage”, “À bas le régime militaire”, “Non aux assassinats politiques”… samedi 3 juillet, des centaines de manifestants se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de la Muqata, le palais présidentiel, protégée par une importante présence policière. Certaines routes avaient été fermées en amont pour empêcher l’arrivée de manifestants d’autres villes.

Violences contre les manifestants, arrestation d’activistes, dont le militant des droits humains basé à Hébron, Issa Amro, et intimidation de journalistes …  le pouvoir a réagi avec nervosité dès les premiers rassemblements organisés après la mort de Nizar Banat, durement réprimés par les forces de l’ordre.

“L’Autorité palestinienne ne diffère pas vraiment des régimes arabes qui répriment les voix de l’opposition et qui essayent de bâillonner les journalistes. Elle est pourtant censée être un pouvoir de libération nationale face à l’occupation israélienne, confie le journaliste palestinien Moez Hamed à France 24. Cette Autorité est en réalité un pouvoir qui craint l’opposition, toute voix qui s’élève contre elle, et les journalistes qui tentent de faire leur métier, malgré des menaces quotidiennes”.

“Au moins 12 journalistes palestiniens, dont cinq femmes, ont été agressés par la police palestinienne ce week-end en Cisjordanie”, a tweeté, le 28 juin, l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

Illégitimité politique et dérive autoritaire

Les manifestations actuelles s’inscrivent dans la continuité d’un phénomène de délégitimation de l’Autorité palestinienne en général et de son chef Mahmoud Abbas en particulier, explique Béligh Nabli, chercheur associé au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences-Po et auteur de “Géopolitique de la Méditerranée” (éd. Armand Colin).  “Il s'agit là, avec ce à quoi l'on assiste à Ramallah, de la manifestation ultime de la délégitimation de Mahmoud Abbas”.

Selon lui, le président palestinien, 86 ans, incarne une entité qui a été incapable de traduire politiquement en acte les espérances et les revendications du peuple palestinien nées à la suite des accords d’Oslo en 1993.

“Il est également frappé par une illégitimité liée au fait que son mandat de président de l’AP a expiré depuis déjà plusieurs années [2009] et qu’au lieu de renouer avec la voie démocratique, c’est-à-dire d'organiser des élections présidentielle et législatives libres et pluralistes dans les Territoires palestiniens, il a manifesté à travers différentes séquences une même volonté de neutraliser cette perspective, poursuit Béligh Nabli. Il s’agit là de la manifestation même d’une dérive autoritaire alors même que son élection et l’Autorité palestinienne elle-même illustraient une expérience tout à fait intéressante dans le monde arabe en matière de démocratisation”.

Fin avril, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis 2005 et affaibli par une fronde dans son propre camp, avait reporté sine die des premières élections en quinze ans dans les Territoires palestiniens. Elles avaient été annoncées début janvier dans le cadre d'un projet de “réconciliation” entre son parti laïc, le Fatah, et les islamistes du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Nizar Banat, qui s’est fait connaître grâce à des vidéos postées sur les réseaux sociaux dénonçant la corruption qui gangrène l'Autorité palestinienne, était candidat sur une liste d'indépendants. Ce report des législatives a attisé la frustration d'une grande partie de la jeunesse palestinienne, qui se sent privée de leadership, et qui s’apprêtait avec enthousiasme à voter pour la première fois de sa vie.

“La population palestinienne a manifestement pris acte de cette illégitimité du président Abbas à pouvoir les représenter, et il semble que l’on assiste à sa mise hors-jeu par un peuple qui l’appelle à quitter le pouvoir”, décrypte Béligh Nabli.  

Un fossé semble désormais séparer les Palestiniens de leurs dirigeants qui jouent leur survie politique. Une série de contre-manifestations de soutien au président Abbas rassemblant des centaines de personnes ont été organisées la semaine dernière en Cisjordanie.

“L’AP perçoit elle-même la population de Cisjordanie dont elle a la charge comme une menace, non pas sécuritaire, mais politique. Cette perception qui semble justifier au regard de certains dirigeants palestiniens et apparatchiks du Fatah le recours à la force pour continuer à se maintenir au pouvoir”, indique Béligh Nabli.

Un pouvoir décrédibilisé “aux yeux des puissances internationales”

Alors que la famille de Nizar Banat réclame, à l’instar de l'Union européenne, une enquête internationale, les autorités palestiniennes ont annoncé la mise en place d’une commission d’enquête palestinienne, incluant des membres de la société civile.

“Nous voulons savoir ce qu’il s’est passé et qui porte la responsabilité ce qu’il s’est passé, car Nizar Banat est un citoyen palestinien et nous voulons parvenir à la vérité, a indiqué à France 24, le général Talal Dweikat, porte-parole des services de sécurité de l'Autorité palestinienne. La commission d’enquête, qui compte des personnalités neutres, devra se pencher sur toutes ces questions, et je promets au nom de l’Autorité palestinienne que nous serons transparents et que nous communiquerons les résultats de l’enquête tels quels à la population”.

“Nous n’accusons personne et nous ne protégeons personne, nous voulons que la vérité éclate”, a-t-il assuré, alors que le médecin légiste chargé de l’autopsie de l’activiste a fait état de traces de coups à la tête, à la poitrine, au cou, aux jambes et aux mains.

Jouissant d’une image relativement préservée à l’international, si ce n’est les critiques lancinantes de la corruption endémique qui la rongent depuis sa création, l’AP avait réussi jusqu’ici à ne pas associer son nom à l’exercice abusif du pouvoir et l’autoritarisme, rappelle Béligh Nabli.


Quelque 84 % des Palestiniens estiment que l'Autorité palestinienne est corrompue, selon une enquête publiée mi-juin par un institut de sondage à Ramallah.

D’un point de vue international, les images montrant des manifestants et des journalistes réprimés risquent de contrarier l’administration Biden. À Washington, le département d'État a indiqué que les États-Unis étaient “profondément perturbés” par la mort de Nizar Banat et dit avoir de “sérieuses inquiétudes concernant les restrictions de la liberté d'expression des Palestiniens par l'Autorité palestinienne et le harcèlement de militants de la société civile et d'associations”.

Un message très clair envoyé à Mahmoud Abbas, snobé par la Maison Blanche sous Donald Trump, et qui cherche à revenir sur le devant de la scène diplomatique. Le responsable ayant été éclipsé par le Hamas qui s’est érigé en défenseur de Jérusalem lors de sa récente confrontation avec l’armée israélienne.

“S’il n’y a pas de surprise du côté palestinien quant à la capacité du pouvoir de faire montre d’arbitraire et de répression, aujourd’hui, vu de l’extérieur, le masque qui est tombé vient décrédibiliser un peu plus l’AP et Mahmoud Abbas aux yeux des puissances internationales”, estime Béligh Nabli.

Et de conclure : “alors qu’il se retrouve dans une situation de politique interne inextricable, seule une main tendue américaine pourrait sauver le président palestinien. Mais est-ce dans l’intérêt de l’administration Biden d’en faire un interlocuteur exclusif ? Pas sûr, tant Mahmoud Abbas est incontestablement affaibli et sans ressort politique pour assumer, malgré un bilan diplomatique honorable notamment sur le plan de la justice internationale, des démarches au nom des Palestiniens”

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L’heure de vérité pour l’Europe face à l’Autorité palestinienne

L’Union européenne doit enfin subordonner son aide à l’Autorité palestinienne à la tenue d’élections générales et à la réforme des services de sécurité, coupables de graves exactions.

Manifestants à Ramallah, brandissant le portrait de l’opposant Nizar Banat, décédé le 24 juin, quelques heures après son arrestation par l’Autorité palestinienne (AP, Nasser Nasser)

L’Union européenne (UE) et ses Etats membres sont, et de très loin, les premiers bailleurs de fonds de l’Autorité palestinienne (AP). Cet engagement budgétaire ne s’est pas démenti depuis qu’Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont signé en 1993 les « accords d’Oslo ». Négociés dans la capitale norvégienne, ces accords prévoyaient l’établissement d’une « Autorité palestinienne » dans les territoires évacués par l’occupant israélien. Alors que l’AP n’est donc que le fruit d’un compromis israélo-palestinien, l’UE a choisi de considérer cette AP comme l’embryon d’un futur Etat palestinien et de le financer en conséquence. Depuis 2017, plus d’un milliard d’euros sont ainsi versés chaque année par l’UE à l’AP dans la perspective d’un « Etat palestinien démocratique et responsable ». Une aide tellement généreuse fait paradoxalement consensus au sein de l’UE, puisqu’elle rallie aussi bien les tenants de la « solution à deux Etats » que les partisans d’Israël, pour qui l’AP est un sous-traitant commode de l’occupation et de la colonisation. Cette politique européenne n’est cependant plus tenable face aux dérives récentes de l’Autorité palestinienne.

LE REFUS DES ELECTIONS

Mahmoud Abbas a été élu, en 2005, à la présidence de l’AP par 62,5% des voix, dans un scrutin qui tranchait par sa transparence et sa pluralité avec les plébiscites en vogue dans le monde arabe. A la fois chef de l’OLP et de sa principale composante, le Fatah, Abbas pouvait compter sur une majorité au Parlement palestinien. Mais les législatives de 2006 ont donné une majorité aux islamistes du Hamas, opposés à l’OLP comme au Fatah, et ils ont, l’année suivante, pris le contrôle de la bande de Gaza. Abbas n’exerce depuis lors son « autorité » que sur 40% de la Cisjordanie et sur 2,8 millions de Palestiniens (contre 2 millions d’habitants de Gaza). L’UE a pourtant décidé d’intensifier son soutien à Abbas et à son AP, espérant qu’une telle générosité pourrait convaincre le Hamas de se rallier au processus de paix. Il n’en a rien été et le fossé n’a cessé de se creuser entre le « Fatahstan » de Cisjordanie et le « Hamastan » de Gaza.

Cela fait désormais une décennie que les mandats du président de l’AP et de ses députés sont arrivés à échéance. L’UE a cependant cautionné ce fait accompli fort peu démocratique à la hauteur de plus d’un milliard d’euros par an. Les forces de la « troisième voie » palestinienne, indépendants du Fatah comme du Hamas, sont enfin parvenus à négocier en 2021 un compromis permettant la tenue d’élections générales, le 22 mai pour le Parlement palestinien, le 31 juillet pour la présidence de l’AP. Cette perspective avait suscité un immense espoir dans la population palestinienne, avec un taux de 93% d’inscription sur les listes électorales. Abbas, âgé de 86 ans, avait annoncé qu’il ne briguerait pas sa propre succession et s’était engagé à assurer des élections « libres et démocratiques ». Mais, en avril dernier, l’autocrate palestinien a mis en avant le refus israélien de tenir ce scrutin à Jérusalem-Est pour reporter sine die ces échéances tant attendues. L’UE, au lieu d’exiger la tenue des élections, s’est inclinée face à la détermination d’Abbas de s’accrocher au pouvoir. Cette fermeture de l’horizon politique a grandement contribué à l’escalade du mois de mai et au sanglant conflit autour de la bande de Gaza.

MORT SOUS LA TORTURE

La récente crise a accentué l’isolement et l’impuissance d’Abbas qui, retranché dans le palais présidentiel de Ramallah, s’acharne contre les voix dissidentes en Cisjordanie. Alors que cinq candidats déclarés aux législatives sont déjà incarcérés, un sixième, Nizar Banat, meurt, le 24 juin, quelques heures après son arrestation. L’autopsie conclut que le décès « n’est pas naturel » et relève des « blessures » sur de « nombreuses zones du corps dont la tête ». La famille de Banat accuse l’Autorité palestinienne d’avoir torturé à mort un opposant emblématique, afin de réduire au silence toute forme d’expression critique. Des manifestations de protestation en Cisjordanie scandent pour la première fois « Le peuple veut renverser le régime », le slogan des soulèvements arabes de 2011, et dénoncent le « régime militaire » de l’AP. La répression est sévère et cible les journalistes, notamment les femmes, victimes de harcèlement physique et verbal. Reporters Sans Frontière affirme qu’au moins 35 journalistes ont subi des violences policières durant la semaine suivant la mort de Banat. Michelle Bachelet, haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme appelle l’AP à la « retenue » et s’inquiète des brutalités perpétrées contre les manifestants par  des civils « qui semblaient agir de façon organisée et coordonnée avec les forces palestiniennes de sécurité ».

L’UE s’est pour l’heure contentée d’un simple communiqué de ses représentants à Jérusalem qui, au lendemain du décès de Banat, ont demandé une enquête « indépendante » et « transparente ». Elle ne peut néanmoins plus se satisfaire d’une telle posture face aux débordements d’une AP dont elle assure les fins de mois. Car il ne s’agit plus désormais de complaisance diplomatique, mais de complicité objective avec Abbas, qualifié par un récent éditorial du « Monde » de « despote cramponné à un pouvoir illusoire ». Que l’UE soit incapable d’assurer aux Palestiniens leur droit à l’autodétermination dans le cadre d’un Etat est une chose. D’une autre nature est le soutien à fonds perdus d’une « Autorité palestinienne » fondamentalement répressive et illégitime, du fait de l’absence d’élections depuis quinze ans. Si l’UE s’avère incapable d’obtenir de l’AP le respect des règles minimales de l’Etat de droit, alors mieux vaut pour elle suspendre son soutien à des institutions aussi discréditées.


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Mort à 96 ans d’Esther Bejarano, l’une des dernières survivantes de l’orchestre d’Auschwitz

Une voix importante dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en Allemagne s’est éteinte.

Avec le décès d'Esther Bejarano, c'est une voix très populaire contre l'antisémitisme qui s'est éteinte.  Axel Heimken / dpa / AFP

Avec le décès d'Esther Bejarano, c'est une voix très populaire contre l'antisémitisme qui s'est éteinte. Axel Heimken / dpa / AFP 

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Un réseau de proxénétisme démantelé en Seine-Saint-Denis, une prostituée n'avait que 13 ans

Les instigateurs du trafic, poursuivis pour proxénétisme aggravé, ont entre 17 et 20 ans. L'un d'eux touchait 1000 euros par jour en organisant des passes.

Selon les enquêteurs, les proxénètes percevaient 1000 euros par jour.

Selon les enquêteurs, les proxénètes percevaient 1000 euros par jour. Adobe Stock – Illustration

Selon Le Parisien , un réseau de proxénétisme a été démantelé en juin à Villepinte (Seine-Saint-Denis), qui faisait travailler des prostituées, dont l'une n'a que 13 ans. Le travail de la brigade de la protection de la famille a permis d'arrêter trois jeunes hommes de 17 à 20 ans, qui ont été mis en examen pour proxénétisme aggravé le 24 juin à Bobigny.

Les services éducatifs s'inquiétaient depuis décembre 2020 du devenir d'une adolescente de 16 ans, qui se prostituait sous pseudonyme sur un site d'annonces en ligne. Interrogée par des enquêteurs, celle-ci a retracé son parcours, indiquant que son entrée dans la prostitution s'est faite via une élève de seconde de son lycée, qui le lui a proposé. L'adolescente voulait payer sa fête d'anniversaire, ce que lui donnait sa mère n'étant pas suffisant à ses yeux, comme détaillent des sources proches de l'enquête.

Ayant pris contact avec un jeune homme sur le réseau social Snapchat, la jeune fille est conduite dans un appartement à Villepinte, où elle rencontre deux autres filles, âgées de 13 et 17 ans. Elle s'inscrit sur le site de rencontre et se met à vendre son corps, recevant quatre clients quotidiennement, et versant 350 euros à son jeune maquereau.

Forcée à se prostituer pendant trois semaines supplémentaires

C'est lorsqu'elle décide de stopper ce trafic que le garçon se fait insistant, la gifle et la contraint de continuer ses activités pendant trois semaines. La police, renseignée, débarque le 22 juin dans l'appartement de passe, et découvre des préservatifs et des jouets sexuels. Les prostituées interrogées confirment le premier témoignage. Le maquereau arrivait en général dans la matinée et restait là à surveiller les passes des clients. Selon les enquêteurs, il percevait 1000 euros par jour. Quant à la plus jeune prostituée, âgée de 13 ans, elle nie se prostituer, mais des messages sur son téléphone indiquent clairement la réalisation d'une prestation sexuelle pour 30 euros.

Le proxénète et un complice sont ensuite placés en garde à vue, et nient en bloc. Le troisième mis en cause, un jeune homme de 20 ans, éboueur de profession et souffrant d'un handicap dû à des crises d'épilepsie, est le locataire en titre de l'appartement. Selon son avocat, il n'avait pas la capacité d'entreprendre ces activités illicites. Lui-même se dit ignorant des passes : «Je sais aujourd'hui que je n'avais pas le droit de louer mon logement. Je regrette. Je ne m'attendais pas à cette histoire de proxénétisme», aurait-il expliqué