Auteur/autrice : Sammy Ghozlan

Saoudien, il soutient ouvertement les implantations israéliennes

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Saoudien, il soutient ouvertement les implantations israéliennes

Ce que vous ne verrez jamais dans les médias, parce que ce n’est pas politiquement correct.

Le cadeau émouvant de Muhammad Saud à un militant de Judée-Samarie : « Il n’y a pas de mots dans ma bouche »

Le militant saoudien Muhammad Saud, connu pour son soutien inconditionnel au camp de droite en Israël, a envoyé un cadeau émouvant à la militante Ayelet Lash, dont le combat consiste à signaler les incidents violents en Judée-Samarie – ceux qui ne sont pas couverts par les médias.

Ayelet Lash s’est fixé pour objectif depuis longtemps d’être la voix des habitants de Judée-Samarie qui doivent faire face à la dure réalité des attentats terroristes, des agressions et ainsi de suite. Avec les habitants de Judée-Samarie, il est possible de savoir comment la journée va commencer, Lash s’emploie à rapporter sur les réseaux sociaux les événements et incidents en Judée-Samarie, y compris ceux qui ne sont pas du tout rapportés dans les médias.

Lash subit parfois des attaques personnelles suite à ses rapports. Celui qui a réussi à voir son travail de loin, est l’activiste saoudien Muhammad Saud, considéré comme un partisan clair du camp de droite dans l’État d’Israël. « J’ai vu ce que vous faites, et l’audience de votre travail autour des attentats palestiniens, alors je voulais vous soutenir depuis l’Arabie saoudite, j’ai acheté à votre famille un cadeau de Rafael Libor, pour que vous sachiez que tout le monde est avec vous, des produits de la belle Terre d’Israël, vin, miel et bien d’autres belles choses. » Le cadeau qu’il lui a fait.


Russie LES JUIFS INTERDITS DE QUITTER LE TERRRITOIRE

JFORUM

Russie LES JUIFS INTERDITS DE QUITTER LE TERRITOIRE


Le rideau de fer est-il en train de tomber sur la Russie ? Le gouvernement russe a ordonné à l’Agence juive du pays de cesser ses activités

L’Agence juive n’a pas officiellement confirmé la décision diplomatique et juridique, mais des membres supérieurs d’une organisation ont déclaré que la lettre avait été reçue et que les prochaines étapes de l’agence n’avaient pas encore été déterminées. De hauts responsables de la communauté ont déclaré que « de nombreux Juifs ont déclaré que les autorités russes tentaient de les arrêter et qu’ils craignaient pour leur vie ».

Les responsables du gouvernement russe ont envoyé un document officiel aux bureaux de l’Agence juive à Moscou leur ordonnant de cesser toutes les opérations dans le pays, a rapporté aujourd’hui (mardi) le Jerusalem Post. L’Agence juive n’a pas officiellement confirmé la décision diplomatique et juridique dramatique mentionnée, mais des membres supérieurs de l’organisation indienne ont déclaré que la lettre avait été reçue et que les prochaines étapes de la part de l’agence n’avaient pas encore été déterminées.

L’Agence juive a déclaré que « dans le cadre du travail de la délégation de l’Agence juive en Russie, nous sommes parfois amenés à faire tels ou tels ajustements, à la demande des autorités. Des contacts avec les autorités ont lieu en permanence, en vue de poursuivre nos activités Ce type ».

Des milliers de Juifs russes ont déjà terminé le processus d’enregistrement pour l’immigration, mais ils attendent des vols d’immigration, et ces vols sont presque inexistants. Les sanctions contre la Russie ont amené la plupart des compagnies aériennes internationales à cesser de voler vers le pays et, par conséquent, les responsables israéliens expliquent que les futurs immigrants sont « coincés » en Russie.

Des sources importantes de la communauté juive de Russie ont déclaré au Post que « les membres de la communauté juive ont le sentiment que le rideau de fer est en train de tomber ces jours-ci et ils ont peur de ne pas pouvoir s’échapper du pays ». Selon la source, « certains Juifs ont déclaré que les autorités russes tentaient de les arrêter et qu’ils craignaient pour leur vie ».

L’un des principaux objectifs de l’Agence juive est de promouvoir et de traiter l’immigration des communautés juives du monde entier. Si l’Agence juive n’est pas en mesure d’être active en Russie, ce sera la première fois au cours des 30 dernières années qu’elle sera considérée comme un facteur hostile par les autorités – et cela aura de nombreuses conséquences.image.png

Les victimes juives de la fusillade de Chicago

Les victimes juives de la fusillade de Chicago

« Il n’y a pas de mots pour décrire le chagrin »: Synagogue pleure Jackie, victime de la fusillade de Chicago

Jackie Sondheim, membre de la North Shore Congregation Israel Synagogue à Glencore, est l’une des six personnes assassinées à Highland Park. Elle a travaillé à la synagogue en tant que coordinatrice d’événements et enseignante. Jackie laisse dans le deuil son mari, Bruce, et une fille, Lia.
Au moins six personnes ont été tuées hier (lundi) et 36 autres ont été blessées à la suite d’une fusillade de masse qui a eu lieu lors d’une procession marquant les célébrations de la fête de l’indépendance américaine à Highland Park, une banlieue de la ville de Chicago. Parmi les morts, deux Juifs et plusieurs autres ont été blessés. Les blessés ont également été évacués vers des hôpitaux locaux. Le suspect de l’acte, Robert Crimo, dit « Bobby », un homme blanc de 22 ans, a été capturé après une longue chasse à l’homme.

L’âge des victimes de la fusillade varie de seulement huit à 85 ans. Cinq d’entre eux ont été tués sur les lieux et un à l’hôpital. De nombreux blessés sont hospitalisés dans un état critique. Un porte-parole de l’un des hôpitaux a déclaré qu’au moins quatre enfants avaient été abattus. Un médecin qui était sur les lieux et a aidé à soigner les blessés a déclaré que « des gens ont été immédiatement tués par d’horribles blessures par balle. Les corps que j’ai vus, ce n’est pas une scène qui peut être facilement digérée si vous n’êtes pas médecin ».

Parmi les victimes de la fusillade d’hier figuraient également des Juifs. Jackie Sondheim, 50 ans, membre de la synagogue North Shore Congregation Israel Ashkenazi à Glencore, est l’une des six personnes assassinées à Highland Park, selon la synagogue. « Il n’y a pas de mots pour décrire la profondeur de notre chagrin suite à la mort de Jackie », a déclaré la synagogue. Elle a travaillé à la synagogue en tant que coordinatrice d’événements et enseignante.

La synagogue a écrit sur le site Web que Sondheim se souviendra de la gentillesse et de l’engagement sans fin envers la synagogue. « Elle a été employée de la synagogue pendant des années », lit-on. « Son travail, sa compassion et sa chaleur nous ont tous touchés, depuis ses débuts en tant qu’enseignante de Gates of Learning Preschool jusqu’à son accompagnement dans les moments de tristesse et de joie de nos vies »

« Nous savons que vous vous joignez à nous pour prier pour que l’âme de Jackie repose dans l’ombre des ailes de Dieu et sa famille C’est immense. » Selon la synagogue, Jackie a laissé un mari, Bruce, et une fille, Lia.

Une autre victime de la fusillade est Nicholas Toledo, d’origine mexicaine, grand-père et père de huit enfants. La fusillade a eu lieu lors d’un défilé le 4 juillet. Le cortège de gala a commencé à 10 heures du matin, heure des États-Unis, et le tournage n’aurait commencé que 10 minutes plus tard. Un témoin oculaire a déclaré aux médias locaux qu’il avait remarqué un tireur ouvrant le feu sur la foule depuis le toit d’un magasin et qu’il avait entendu des dizaines de coups de feu.

« J’étais dans une banlieue voisine en route pour une fête de vacances et nous avons entendu des coups de feu à proximité », a ajouté Sagit Adler à Walla ! « Il y a eu une grande panique et tout le monde a commencé à courir pour se mettre à l’abri. C’est une banlieue très connue du nord de Chicago et la population y est blanche, principalement une communauté juive. » Elle a ajouté : « Je vis à Chicago depuis 25 ans. C’est une fête très spéciale pour des Américains très colorés et heureux. L’atmosphère a changé en une minute pour la peur, l’émerveillement et l’horreur. »

Debbie Glickman, une résidente de Highland Park qui faisait partie des marcheurs du cortège, a déclaré avoir remarqué des gens fuyant la direction dans laquelle elle marchait. « Les gens criaient: » Il y a un tireur, il y a un tireur «  », a répété Glickman dans une interview avec le Guardian. « Ils voulaient juste. Il y avait un chaos de masse là-bas. » Elle a noté qu’elle-même n’avait remarqué aucune victime, mais s’est dite choquée. « c’est tellement triste ». Un autre témoin oculaire, Alicia Kaufman, a déclaré à une chaîne de télévision locale : « Tout le monde a couru, s’est caché et a crié ». Elle a dit: « C’était vraiment effrayant. Très effrayant. Nous avons eu beaucoup de chance, nous nous sommes enfuis très rapidement. » Un autre témoin a déclaré que « les gens ont crié et se sont enfuis, c’était le chaos total ».

Michal Schnovitz, l’un des directeurs du centre Chabad local, se trouvait devant son immeuble situé au cœur du parcours du défilé, car les membres du Chabad y avaient une table qui suggérait aux passants de déposer des téfilines ou de prendre un ensemble de bougies de Shabbat. Elle a dit que « le défilé a à peine commencé et tout à coup je vois tout le monde courir vers nous », a-t-elle répété, disant qu’elle avait immédiatement commencé à exhorter les gens à se réfugier dans le centre Habad. Le défilé a une forte présence juive chaque année, Chabad opérant un chariot avec une menorah géante et offrant des expériences juives supplémentaires aux participants.

Un membre du Congrès local qui était au défilé a présenté ses condoléances aux familles et aux assassinés « Mes prières pour les blessés et pour ma communauté », a-t-il déclaré. « Je ferai tout mon possible pour rendre notre pays plus sûr. »

Le ministre de la Défense Bnei Gantz a exprimé ses regrets pour la fusillade et a déclaré que « mes pensées vont au peuple américain. J’offre mes condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le peuple d’Israël est à vos côtés ».

JForum.fr – Walla

La France rapatrie en douce les djihadites

 J FORUM

La France rapatrie en douce les djihadistes

Bien que les Français soient majoritairement contre le rapatriement des djihadistes ou de leurs familles, la morale qui est la nôtre, mais pas la leur, nous oblige. C’est le nœud gordien de toute problématique dans laquelle s’opposent deux visions du monde. D’un côté une vision barbare du monde de l’autre une vision civilisée. La victoire de la dernière passe obligatoirement par la violence, si elle ne veut pas mourir sous les coups de la première. On ne choisit pas son référentiel, il nous est imposé, c’est un choix de vie ou de mort. C’est ce que l’occident ne comprend pas, que ce soit au Moyen-Orient ou en Ukraine.

Trente-cinq mineurs et 16 mères rapatriés des camps syriens. Ils sont enfants ou femmes d’assassins, ce que l’on oublie de dire.

La France a rapatrié mardi 35 mineurs et 16 mères présents dans des camps de prisonniers jihadistes en Syrie depuis la chute de l’organisation Etat islamique (EI), a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

« La France a procédé ce jour au retour sur le territoire national de 35 enfants mineurs français qui se trouvaient dans les camps du Nord-Est de la Syrie. Cette opération inclut également le retour de 16 mères en provenance de ces mêmes camps », selon le communiqué, qui précise que les mères ont été remises aux autorités judiciaires et les enfants aux services d’aide à l’enfance.

Ces 35 enfants s’ajoutent aux 126 enfants dont les parents avaient rejoint des territoires repris à l’Etat islamique déjà rapatriés en France depuis 2016. Avant ce dernier rapatriement, il restait près de 200 mineurs et 80 mères dans des camps du Nord-Est syrien contrôlés par les Kurdes, où les conditions de vie sont « épouvantables » selon l’Onu. Le 14 décembre 2021, une Française âgée de 28 ans, diabétique, était morte, laissant orpheline une fillette de six ans. Fin avril, la Défenseure des droits, Claire Hédon avait exhorté le gouvernement à procéder au rapatriement « dans les plus brefs délais », de tous les enfants français retenus dans les camps du Nord-Est de la Syrie.

Dans un communiqué publié mardi, le « Collectif des familles unies », qui regroupe des familles de Français partis en zone irako-syrienne, a dit « espérer » que ce dernier rapatriement « signe la fin de cette abjecte politique du +cas par cas+ qui revient à trier des enfants, à séparer les fratries et à arracher des enfants à leurs mères »

L’épineuse question du retour en France des enfants de jihadistes.

Ils sont encore environ 200, captifs et esseulés dans l’hostilité du désert syrien. Contrairement à ses voisins européens, la France reste réticente à rapatrier ses enfants de jihadistes alors même que ceux revenus se fondent dans la normalité d’une enfance retrouvée. Depuis 2016, 126 enfants dont les parents ont rejoint des territoires conquis à l’Etat islamique ont été rapatriés en France. Mais le plus gros contingent, près de 200 mineurs et 80 mères, sont toujours retenus dans des camps du nord-est syrien contrôlés par les Kurdes.
Emboîtant le pas de l’Allemagne, la Belgique s’est résolue fin juin à rapatrier la quasi-totalité de ses enfants, dont il ne reste que cinq sur place. Paris a contrario, maintient une politique décriée de retour au compte-gouttes. Pour le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, la France « a violé les droits des enfants français détenus en Syrie en omettant de les rapatrier ». Il dénonce des conditions sur place « épouvantables », « mettant leur vie en danger depuis des années », selon ses constatations publiées en février.
Ces enfants entassés sous des tentes, exposés aux températures extrêmes, déscolarisés « manquent de produits de première nécessité, notamment l’eau, la nourriture et les soins de santé, et font face à un risque imminent de mort », s’alarment les experts de l’ONU. « Quand ce sujet vient au devant de l’actualité, je sais les fantasmes qui peuvent se déployer », commente Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis. « Les images d’enfants embrigadés par l’Etat islamique (EI), armes à la main, restent imprégnées », se désole l’élu qui prend en charge, au travers de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), les deux-tiers des enfants français de retour de zone de guerre, principalement de la région irako-syrienne.
Mais « les enfants ne sont pas coupables, ils sont d’abord et avant tout les victimes des dérives mortifères de leurs parents et ce qu’il leur faut avant tout c’est de se reconstruire si on veut qu’ils puissent s’intégrer dans la société », insiste M. Troussel.
Une position à rebours de l’opinion: en 2019, près de sept Français sur dix étaient opposés au retour des enfants de jihadistes, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro.

– « Hypothéquer leur avenir » –

Le retour de ces « revenants », mineurs comme adultes, se fait a minima: en 2021, seuls huit enfants ont été rapatriés sur la juridiction de Seine-Saint-Denis. Et le sujet reste très sensible pour le gouvernement. Mais les échéances électorales passées, le « Collectif des familles unies » regroupant des familles de français partis en zone irako-syrienne, espère un « geste » d’Emmanuel Macron pour son second mandat.
Sollicité par l’AFP, le Quai d’Orsay n’a pas souhaité communiquer et la dernière prise de position sur ce sujet remonte à avril, le Président de la République avait alors assuré sur Franceinfo que les orphelins n’avaient pas vocation à rester dans les camps, sans préciser le calendrier. « Il ne faut pas les laisser dans la fournaise, tout le monde est en train de craquer psychologiquement », prévient Marie Dosé, avocate de plusieurs femmes et enfants français retenus en Syrie.
« Dans les camps, c’est l’expérience de la violence de l’abandon, de la solitude », explique le professeur Thierry Baubet, chef du service de psychopathologie de l’enfant à l’hôpital Avicenne de Bobigny. Or, « l’un des facteurs de gravité du traumatisme, c’est la durée d’exposition. Les laisser, c’est maltraitant et c’est hypothéquer leur avenir », poursuit le pédopsychiatre dont les équipes évaluent chaque enfant à leur retour.
« Certains étaient très mal en point psychiquement avec beaucoup de crises d’angoisse, un sommeil troublé, des cheveux qui tombent, les plus âgés, au contraire émerveillés par ce qu’ils voyaient autour d’eux », a constaté à leur retour la vice-présidente du tribunal pour enfants de Bobigny, Muriel Eglin. L’accueil de ces mineurs a été « une aventure », faite au début d’appréhensions, selon l’ASE des Yvelines. « Des familles d’accueil ou des éducateurs craignaient de voir figurer leur nom et adresse sur des courriers adressés au tribunal », et d’être ainsi associés aux dossiers de terrorisme des parents, confie Lucie Debove, cheffe de service de l’ASE de Seine-Saint-Denis.

– Rapporter « la vérité » –

Passés ces tâtonnements, une prise en charge sur mesure a été mise en place par les services de la protection de l’enfance en coordination avec la protection judiciaire de la jeunesse et les psychologues. Ils travaillent collectivement avec pour objet « que les enfants redeviennent des enfants », expose Sandra Lavantureux, directrice de l’ASE des Yvelines.
De la scolarisation dont la plupart était privés, aux visites au parloir jusqu’au contrôle des messages Whatsapp et courriers venus de Syrie, rien n’est laissé au hasard par les acteurs de la protection de l’enfance. Le passé de la famille élargie non plus.
« Plus de 65% des parents sont en prison, on repère si la visite est positive pour l’enfant. Il y a très peu de situations de suspension du droit de visite. Quand il y en a, c’est parce qu’il y a une radicalisation toujours agissante avec un discours très agressif ou lorsque des enfants subissent des pressions sur des déclarations qui auraient pu être faites, préjudiciables aux parents qui vont être jugés pour acte de terrorisme », explique Mme Eglin.
Les autorités judiciaires, poursuit-elle, cherchent aussi l' »adhésion des parents et de la famille élargie au projet éducatif, essentielle à l’épanouissement de l’enfant. Elles veulent « s’assurer que les enfants vont grandir avec une vérité de leur histoire et ne pas rajouter des secrets à tous leurs traumatismes ».
« Ce n’est pas anodin d’avoir deux parents en prison donc il faut leur expliquer les pourquoi et comment des agissements de leurs parents », abonde Me Josine Bitton, avocate de plusieurs enfants. Elle se rend au procès des parents pour « recueillir des bribes de leur histoire » afin de « les restituer, maintenant ou plus tard, à l’enfant ».

JForum.fr – AFP – France 24

Fwd: Le BNVCA dénonce le double standard appliqué à Israël, avec cette obsession de la mort de la journaliste d’Al-Jazeera et le silence qui entoure la mort des 49 autres journalistes tués chaque année

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66  Rue Laugier  – 75017                                                                                                                                                                                                                                     5 juillet 2022

Le Président

Sammy Ghozlan

01 77 38 49 44



COMMUNIQUE

Le BNVCA dénonce le double standard appliqué à Israël, avec cette obsession de la mort de la journaliste d’Al-Jazeera et le silence qui entoure la mort des  49 autres journalistes tués chaque année

 

Le BNVCA avait dénoncé les accusations sans preuves portées contre Israël dès les premières heures qui ont suivi la mort de la journaliste d’Al-Jazeera, des conclusions « d’enquête » réalisées sans même examiner la balle  se s'étaient multipliées dont celles , honteuse de l’ONU.

Aujourd’hui, la ballé étant aux mains d’experts balistiques sous supervision américaine est considérée comme « gravement endommagée ». Suffisamment endommagée pour qu’on ne puisse déterminer quelle en était l’origine et « empêchant toute conclusion claire ». Viennent des suppositions « probablement » «  tirs involontaires » etc… Tout sauf les conclusions attendues d’une expertise.Les Palestiniens, qui hurlent contre ceux qui « veulent cacher la vérité », auront vraisemblablement l’oreille favorable des médias qui une fois de plus choisiront la version de l’Autorité palestinienne qui rémunère les tueurs de juifs.

Le BNVCA accuse sans hésiter ceux qui continueront à affirmer qu'il s'agit d'un      « meurtre »  commis par Israël, d’antisémitisme pur et simple. D’une part, l’expertise n'autorise ne  détermine rien: accuser revient à accuser sans fondement. D’autre part, avec dans le monde entier,  près de 50 journalistes sont tués chaque  année: le BNVCA relève qu’il n’y a jamais de telle chasse aux sorcières. Double standard et discrimination sont au rendez-vous des médias antisémites trop contents de dénigrer le seul Etat juif.

Le BNVCA se réserve le droit de poursuivre les médias qui feront le choix de la version diffamant Israël, la seule démocratie du Proche-Orient . Dans le classement de Reporters sans frontières des pays de monde selon différents critères pour évaluer la liberté de presse, Israël obtient une note avoisinant le score de 60, proche de certains pays européens, l’ensemble de ses voisins se situant dans les dernières places  du classement avec un score global inférieur à 30

 ( cf Reporters sans frontières, Classement ci-joint  https://rsf.org/fr/classement?year ).

Mais l’une des caractéristiques de l’antisémitisme est d’avoir un caractère irrationnel. Le BNVCA le sait et attend néanmoins une prise de conscience

L’exposition Cabu, dessins de la rafle du Vel d’Hiv

   JFORUM 

« L’exposition Cabu, dessins de la rafle du Vel d’Hiv »

 

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La rafle du Vel d’Hiv sous les crayons de Cabu au Mémorial de la Shoah

Vingt-cinq ans après la rafle, Cabu avait illustré cet épisode noir pour le journal Le Nouveau Candide.

Vingt-cinq ans après la rafle, Cabu avait illustré cet épisode noir pour le journal Le Nouveau Candide. V. Cabut, AFP / JOEL SAGET
Le dessinateur avait donné à voir, en 1967, cette «opération policière» qui a conduit à l’arrestation de 12.884 Juifs, et dont il ne reste quasiment aucune image.

Il existe une seule photo connue de la rafle du Vel d’Hiv. Quatre-vingts ans après, le Mémorial de la Shoah fait revivre cette page sombre de l’histoire française à travers 16 dessins de Cabu, datant de 1967. Le dessinateur -assassiné lors de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015- avait 29 ans quand le journal Le Nouveau Candide lui demande d’illustrer cette «opération policière», au cours de laquelle 12.884 Juifs furent arrêtés entre le 16 et 17 juillet 1942 pour être exterminés à Auschwitz.

En faisant ces illustrations, il fera des cauchemars et il en restera marqué pour toute sa vie, comme pour son service militaire de 24 mois pendant la guerre d’Algérie. Véronique Cabut

«En faisant ces illustrations, il fera des cauchemars et il en restera marqué pour toute sa vie, comme pour son service militaire de 24 mois pendant la guerre d’Algérie», raconte son épouse Véronique Cabut, en présentant l’exposition qui court de vendredi au 7 novembre à Paris. En 1967, l’opinion publique française prend conscience pour la première fois de l’implication du gouvernement de Vichy et du rôle de la police française dans cette rafle grâce au livre choc de deux anciens résistants communistes, Claude Lévy et Paul Tillard.

«Cabu a ressenti cette révélation, comme les autres Français (…) Il se substitue aux photos, on voit les victimes, les forces de l’ordre», estime l’historien Laurent Joly. V. Cabut

«Cabu a ressenti cette révélation, comme les autres Français (…) Il se substitue aux photos, on voit les victimes, les forces de l’ordre», constate l’historien Laurent Joly, commissaire de l’exposition et auteur d’un livre sorti cette année sur la rafle. Les dessins en noir et blanc donnent à voir le ressenti des Juifs face à leurs bourreaux: sur l’un d’eux, un homme portant l’étoile jaune marche seul dans une rue au bout de laquelle cinq agents lui barrent le passage.

Une seule photo, censurée

Sur un autre, une famille juive s’échappe par les toits, tandis qu’à l’étage en dessous, on voit les équipes d’arrestation tambouriner à leur porte. Une image qui correspond à la réalité, souligne Laurent Joly: la majorité des victimes n’ont pas attendu sagement chez elles que l’on vienne les arrêter. La plupart du temps -plus de deux fois sur trois-, les policiers ont trouvé portes closes.

Sur un troisième, un autobus plein à craquer et gardé par des policiers transporte hommes, femmes, enfants vers le Vel d’Hiv. La seule photo connue de cette rafle, interdite de publication par la censure allemande, montre justement les autobus et véhicules de police ayant servi à transporter les Juifs. Selon Laurent Joly, les Allemands ont senti que l’opinion française n’adhérait pas à cette opération, «il n’y a pas un mot dans le journal de l’époque». «Peu de gens avaient des appareils photo alors et ils avaient peur», ce qui explique l’absence de clichés, dit-il.

La seule photo conservée de l’opération montre autobus et véhicules de police garés devant le Vel d’Hiv. Cabu en ignorait l’existence en 1967, quand il a illustré la journée du 16 juillet 1942. Mémorial de la Shoah/ Bibliothèque historique de Paris Archives Paris-Soir

» L’exposition Cabu, dessins de la rafle du Vel d’Hiv se tient jusqu’au 7 novembre au Mémorial de la Shoah, à Paris. Entrée gratuite. Le catalogue de l’exposition a été édité par Taillandier, avec un texte de Laurent Joly et une préface de Véronique Cabut. 18 euros.

La France et la déportation des Juifs (vidéo)

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, plus de 75 000 Juifs ont été arrêtés en France pour être déportés dans des camps de concentration et d’extermination. La reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs a longtemps été occultée avant le discours de Jacques Chirac du 16 juillet 1995. Le point en vidéo.

La rafle du Vél’ d’Hiv a eu lieu il y a 80 ans, les 16 et 17 juillet 1942. Pourquoi la commémorer ? Outre le rappel de la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, reconnue depuis le discours du président Jacques Chirac en 1995, la journée du 18 juillet (« Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ») permet également d’exprimer un hommage aux Français qui ont protégé les Juifs.

L’antisémitisme dans le monde arabe importé d’Europe?

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    L’antisémitisme dans le monde arabe importé d’Europe?

     

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    Un article de Soulayma MARDAM BEY, publié par l’Orient le Jour

    Il est courant, aujourd’hui, de prêter aux Arabes une haine viscérale des juifs. Un préjugé occidental démenti par l’histoire mais conforté par le développement effectif, tout au long du XXe siècle – en réaction au sionisme –, de représentations négatives puisant largement dans l’antisémitisme européen. Pour ce dernier épisode de notre série « Histoires juives libanaises », retour sur les racines d’une transposition.

    L’Affaire Dreyfus

    Par une sinistre soirée de septembre 1894, rue de Lille à Paris, dans les bureaux de l’ambassade d’Allemagne, Marie Bastian vide les poubelles de ses employeurs. Femme de ménage d’une quarantaine d’années, elle travaille en réalité pour les services du contre-espionnage français. Elle leur apporte régulièrement des cornets de papiers puisés au fond de la corbeille de l’attaché militaire prussien Maximilian von Schwartzkoppen. Par cette «  voie ordinaire  », un bordereau est exhumé, annonçant l’envoi de cinq documents confidentiels. Voilà la preuve qu’un traître manigance au sein de l’armée nationale. Le ministre de la Guerre Auguste Mercier ordonne une enquête. Sur la base d’un dossier fabriqué de toutes pièces et tenu secret, le capitaine Alfred Dreyfus est condamné. L’homme fait figure de coupable parfait : il est juif dans une France gangrenée par le nationalisme et l’antisémitisme. Bien qu’il ne cesse de clamer son innocence, il est dégradé avant d’être envoyé au bagne sur l’île du Diable, au large de la Guyane. Il ne sera réhabilité qu’en 1906.

    Des intellectuels de l’Empire ottoman prennent la défense du Capitaine

    De l’autre côté de la Méditerranée, des penseurs d’horizons divers observent avec intérêt le déroulement de cette affaire. Car, depuis l’engagement public, en 1898, du romancier Émile Zola en faveur du capitaine déchu, le scandale connaît un retentissement mondial. Face à l’obsession antijuive d’une partie des élites françaises, des intellectuels d’un Empire ottoman crépusculaire prennent fait et cause pour l’accusé. À commencer par l’un des précurseurs du fondamentalisme islamique, Rachid Rida, qui se distingue alors en Égypte par un vibrant plaidoyer en sa faveur. Comptant parmi les pionniers du modernisme laïque, Farah Antun salue pour sa part en 1899, dans le magazine al-Jami’a, le courage des défenseurs du condamné. Quant à Esther Moyal, militante des droits des femmes et journaliste libanaise de confession juive, elle consacre à Émile Zola une biographie en 1903.

    Source: Tangente mag

    Des « cousins orientaux »

    Mais les passions françaises ne tourmentent pas que les esprits ouverts. L’époque est alors marquée par l’influence européenne. Les interactions culturelles se multiplient, amenant certains à côtoyer des antisémites notoires. Il en va ainsi de Négib Azoury, chrétien maronite et nationaliste arabe, qui fera la rencontre en France, où il s’est exilé en 1904, de l’écrivain Maurice Barrès, figure de proue du nationalisme français. «  Négib Azoury s’alliera aux militants antidreyfusards, connus pour leur antisémitisme radical  », rappelle Malik Bezouh, auteur de Je vais dire à tout le monde que tu es juif (éd. Jourdan, 2021). Une tendance qui reste toutefois marginale. « Quand l’antisémitisme européen commence à atteindre une forte visibilité, notamment avec l’affaire Dreyfus, ceux qui pouvaient suivre ces événements exprimaient le plus souvent des sympathies pour les juifs, ces derniers étant perçus comme des “cousins orientaux” au sein de l’espace chrétien occidental  », résume Gilbert Achcar, professeur de relations internationales à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres.

    La construction d’une prétendue « race sémitique »

    Une solidarité transméditerranéenne qui semble renforcée par le développement, tout au long du XIXe siècle, de théories raciales dans une Europe en voie de sécularisation, où l’antijudaïsme religieux mute vers un antisémitisme biologique. L’historien Reza Zia-Ebrahimi souligne, dans son ouvrage Antisémitisme et islamophobie, une histoire croisée (éd. Amsterdam 2021), la construction d’une prétendue «  race sémitique  », censée comprendre « les juifs, les Arabes (de toutes religions)  » ainsi que d’autres peuples anciens, «  racialisés en raison de leur proximité linguistique supposée  ». Une association qui évoque le souvenir de la « Reconquista » espagnole menée par les rois catholiques et s’achevant par l’expulsion successive des juifs (1492) et des musulmans (1502), qui se réfugient ensemble dans l’espace allant de l’Afrique du Nord à la Turquie.

    Source: Posterazzi

    « Ce qui va changer les choses, c’est le début de la réalisation du projet sioniste »

    À bien des égards, l’affaire Dreyfus marque un tournant qu’illustrent nombre de trajectoires. Côté européen, c’est en suivant de près les événements qui agitent la France que le journaliste viennois Theodor Herzl (1860-1904) – père fondateur du sionisme politique – commence à concevoir l’idée d’un État juif, convaincu que ses coreligionnaires ne seront jamais en sécurité, qu’ils soient parfaitement assimilés, à l’instar du capitaine, ou non. C’est aussi cette même injustice qui conduit un anarchiste français tel que Bernard Lazare, autrefois partisan acharné de l’assimilation, à porter son regard vers la Palestine et à devenir, à la fin du XIXe siècle, l’un des rares sionistes originaires d’Europe de l’Ouest. Côté arabe, ce sont a contrario les balbutiements du sionisme qui mènent des intellectuels jadis solidaires des juifs européens à se référer progressivement aux théories antisémites nées en Europe. C’est le cas par exemple de Rachid Rida, né comme Bernard Lazare en 1865, qui mêlera alors ces thèses importées à des versets du Coran hostiles aux juifs. «  Ce qui va changer les choses, c’est le début de réalisation du projet sioniste après la déclaration Balfour en 1917, l’installation des Britanniques aux commandes en Palestine et la porte ouverte à l’immigration juive sous le contrôle de l’Agence juive , insiste Gilbert Achcar. Mais cela ne veut pas dire que le basculement vers l’antisémitisme s’est fait automatiquement et pour tout le monde. Il y a d’abord une distinction qui s’opère entre juifs européens et orientaux, puisqu’il y avait de grandes communautés juives dans le monde arabe, dont beaucoup de communistes et même de nationalistes arabes qui percevaient le sionisme comme une entreprise coloniale européenne.  »

    Dhimmis

    De fait, l’histoire juive depuis la conquête musulmane jusqu’à la chute de l’Empire ottoman s’insère dans un système de discriminations, mais aussi d’échanges culturels et sociaux. Les juifs, tout comme les chrétiens, sont soumis à la dhimma qui confère aux «  gens du Livre  » un statut social inférieur – donc inégal et humiliant –, tout en garantissant la protection de leur vie et de leurs biens. En pratique, la dhimma n’a toutefois jamais été appliquée dans son intégralité, interprétée aux heures fastes de manière éclairée ; aux heures sombres de manière crispée. Inconcevable aujourd’hui, la lecture en vogue parmi les intellectuels juifs européens du XIXe siècle – mise en lumière par l’historien Mark Cohen – proposait alors un récit idéalisé de la coexistence judéo-musulmane au Moyen Âge, par opposition à un univers occidental chrétien où les persécutions ont été systématiques. «  Pour les chrétiens – pour une partie d’entre eux –, les juifs vont être à l’époque considérés comme le peuple déicide. Cela ne sera jamais pardonné, et cette idée va se diffuser au Moyen Âge dans l’inconscient collectif, explique Malik Bezouh.

    Source: Mahj

    La rumeur du meurtre rituel 

    En terre d’islam, en revanche, les juifs n’ont pas pu mettre Jésus sur la croix, car celui qui est mort sur la croix, selon la théologie musulmane, ressemble à Jésus, mais n’est pas Jésus. »Derrière ce comportement relativement plus clément, l’absence, entre autres, d’un antijudaïsme conspiratoire. « La croyance du meurtre rituel pratiqué lors de la Pessah juive n’existe pas en terre d’islam, tout comme la croyance selon laquelle les juifs seraient à l’origine de la peste », analyse Malik Bezouh. Une référence au mythe particulièrement tenace au Moyen Âge imputant aux juifs l’égorgement pour la Pâque d’enfants non juifs dont ils utiliseraient le sang pour faire du pain azyme. Or, cette rumeur ne se répand véritablement en Orient qu’à partir de 1840, dans le sillage de la disparition à Damas d’un moine capucin et de son domestique. L’enquête sur l’affaire est alors confiée à la France, responsable de la protection des chrétiens de l’Empire ottoman. La monarchie de Juillet est représentée par le consul Benoit-Ulysse de Ratti-Menton, obnubilé par ce fantasme.

    Source: Conspiracy Watch

    Le décret Crémieux a des effets secondaires

    Petit à petit, la politique des minorités forme le contrefort de l’architecture coloniale. Et dans ce nouveau monde, les juifs sont placés dans une position ambivalente. «  Alors qu’en Europe, même le juif assimilé était soumis à la racialisation post-Lumières, en Orient, le juif indigène entrait dans un processus de “blanchissement” symbolique, mais seulement par rapport aux indigènes musulmans  », résume Ella Shohat, spécialiste des études juives arabes, dans la préface de Colonialité et rupture (éd. Lux éditeur, 2021). Emblématique de ce système, la politique algérienne de la France, qui, à travers le décret Crémieux (1870), accordera la citoyenneté française de manière automatique aux «  indigènes  » juifs, excluant en revanche de la communauté nationale les musulmans. Une hiérarchisation qui alimente les frustrations, culminant au cours de l’été 1934 par les émeutes antijuives de Constantine. Un déferlement de haine dans un contexte délétère de campagne municipale. Pour nombre de colons, hors de question que des juifs participent à la gestion de la ville. Et pour les rebuter, ils n’hésitent pas à les jeter en pâture à une population musulmane qui se sent lésée. L’épisode est sanglant. Il fait 24 morts côté juif et 3 côté musulman. Le tout sous le regard passif de l’armée. Une violence qui souligne la précarité du statut des juifs, pris en tenaille entre la rancœur d’une population musulmane discriminée et l’antisémitisme des colons. En atteste la publication dès le lendemain d’un article du venimeux Tam-Tam, journal populaire parmi les Européens, affirmant sans ambages : «  90 % d’entre nous, tout en regrettant le sang versé, ne le blâment pas, et beaucoup d’entre nous ne feront rien pour empêcher le retour de ces choses. »

    1948, l’Indépendance d’Israël perçue comme une catastrophe

    Dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) puis de la création d’Israël (1948), la séparation entre juifs et musulmans s’accélère. La monstruosité de la Shoah et le traumatisme des survivants nourrissent indéniablement de nouvelles affinités pour le sionisme, rejeté auparavant par une grande partie des juifs européens. L’entreprise industrielle d’anéantissement des juifs d’Europe par le IIIe Reich crée en outre sur le continent un fort sentiment de compassion mêlé de culpabilité. Une nouvelle conviction voit le jour : pour qu’une telle tragédie ne puisse pas se reproduire, les juifs doivent avoir un État à eux. Dans le monde arabe en revanche, la naissance d’Israël est assimilée à une catastrophe, la conclusion d’une étape et l’amorce d’un projet qui n’aurait pu s’étendre sans la dépossession systématique de la population autochtone, sans l’expulsion des Palestiniens, sans d’innombrables massacres. Un processus colonial théorisé en Europe, mis en œuvre par des Européens et dont la temporalité déstabilise d’autant plus qu’elle se déploie, alors dans le contexte régional des luttes indépendantistes.

    Source: Israeli Missions around the world

    « Les juifs arabes ont été les secondes victimes du sionisme »

    Dans ces circonstances, les juifs arabes doivent progressivement faire face au mariage de deux identités jugées antinomiques par le nouvel État d’abord, par les régimes arabes ensuite. Presque partout, ils composent avec une suspicion généralisée, deviennent la cible d’attaques, parfois d’envergure, contre leurs personnes et leurs biens. Peu à peu, l’histoire de la cohabitation séculaire est écrasée par la guerre des récits liée au conflit israélo-arabe dont l’une des plus graves conséquences est la déjudaïsation de la région. «  Les juifs arabes ont été les secondes victimes du sionisme. La plupart des juifs marocains sont partis en Israël parce qu’on est venu les chercher pour venir remplacer les Palestiniens qu’on venait de chasser et former une majorité juive  », indique la documentariste franco-marocaine Simone Bitton, dont le dernier film, Ziyara (2021), donne la parole aux gardiens musulmans de la mémoire juive au Maroc. Dans les années cinquante, environ 300 000 juifs y vivaient. Aujourd’hui, ils sont 3 000 tout au plus. La cinéaste dénonce également des États arabes coupables d’avoir alimenté la suspicion autour de leurs ressortissants de confession juive en entretenant, de manière plus ou moins explicite, à l’instar d’Israël, la confusion entre «  sionistes » et « juifs ».

    Départs sans retour

    En Irak, la naissance du nouvel État fragilise davantage une communauté coincée entre les manœuvres de l’organisation sioniste pour l’arracher à sa terre et l’intensification des discriminations dont elle fait l’objet chez elle. En septembre 1948, l’homme d’affaires Chafik Adas est publiquement pendu à Bassora après avoir été accusé sans preuve de conspirer pour les sionistes… et les communistes. Surtout, une loi est votée en 1950, permettant aux juifs qui le souhaitent de quitter le territoire à condition de rendre leur nationalité. Le but ? Assurer un départ sans possibilité de retour. En Égypte, l’agression tripartite de Suez, menée en 1956 par Israël, la France et l’Angleterre, a des retombées effroyables pour la communauté locale, élevée par les autorités au rang d’ennemie de l’État. « Dans certains pays, les nationalistes arabes ont eux-mêmes chassé les juifs, c’est-à-dire qu’ils ont finalement eux-mêmes fait œuvre de sionisme. Cela est impardonnable, insiste Simone Bitton. Quand les juifs arabes sont arrivés en Israël, les Palestiniens étaient déjà dans des camps de réfugiés. Ce ne sont pas eux qui ont construit l’État. »

    Source: LPH Info

    Poussés au départ, nombre de juifs entament alors leur exode. Un déracinement pensé et voulu par Israël que ce dernier érigera néanmoins en ultime symbole de leur histoire dans la région. Objectifs : établir un parallèle entre l’exil des Palestiniens et celui des juifs pour mieux minimiser le drame des premiers ; fondre le passé judéo-arabe dans l’expérience juive européenne, jusqu’à accréditer la thèse d’une responsabilité palestinienne dans la Shoah. Caractéristique de cet effacement, la campagne visant à inclure au mémorial de l’Holocauste les « farhoud », ces émeutes meurtrières qui ciblent la communauté de Bagdad à l’orée du mois de juin 1941. Déclenchées après des semaines d’épouvantable propagande antisémite instiguée par les nationalistes arabes proallemands, elles prennent place dans le sillage de leur coup d’État contre la monarchie, elle-même proche de Londres. «  Quand il arrive que l’historiographie sioniste s’intéresse à l’histoire judéo-islamique, cela se réduit au jeu morbide et sélectif, qui consiste à “relier les points” d’un pogrom à l’autre », écrit Ella Shohat, rappelant que ce dernier terme renvoie d’abord à l’expérience des juifs d’Europe de l’Est.

    Source: BundesArchiv Bild:

    Le Mufti de Jérusalem

    Dans le même esprit, une partie de la rhétorique sioniste confère un poids mensonger au leadership palestinien durant la Seconde Guerre mondiale. Au centre de ce discours, la figure du mufti de Jérusalem, hajj Amine el-Husseini, dirigeant du mouvement national palestinien jusqu’en 1941. Publiée en association avec le Mémorial de Yad Vashem, l’encyclopédie de l’Holocauste, signale Gilbert Achcar, va jusqu’à lui accorder plus de place qu’à des piliers du régime nazi tels que Himmler ou Goebbels. Une tendance portée à son paroxysme par l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui prétend au cours du Congrès sioniste mondial en 2015, que le mufti aurait insufflé l’idée de la solution finale à Hitler… Certes, l’homme a incontestablement été un collaborateur actif des puissances de l’Axe dont il est devenu le porte-parole non seulement vis-à-vis du monde arabe, mais aussi auprès de l’ensemble du monde musulman. Il a même contribué à la mise sur pied d’une division SS musulmane en Bosnie. Néanmoins, la focalisation sur ce personnage passe sous silence la pluralité des attitudes arabes face au IIIe Reich.

    Quatre courants idéologiques

    Une diversité idéologique soulignée par Gilbert Achcar dans son ouvrage Les Arabes et la Shoah (éd. Actes Sud, 2009), dans lequel il distingue quatre courants principaux. Libéraux occidentalistes d’une part et marxistes de l’autre se sont résolument opposés au nazisme. Ils seront cependant désavoués après la Nakba palestinienne en 1948, du fait de l’appui de leurs parrains respectifs, Londres et Moscou, à la création de l’État d’Israël. Du côté des nationalistes, certains se méfient de Berlin à cause de son alliance avec Rome, puissance coloniale en Libye. D’autres y voient «  l’ennemi de l’ennemi  » britannique ou français. Une frange parmi eux développe en Irak et en Syrie une proximité à la fois stratégique et idéologique, à l’instar du Parti syrien national social (PSNS). Enfin, le panislamisme intégriste, dont Amine el-Husseini est l’illustre représentant, se distingue globalement par un antisémitisme virulent et un soutien sans réserve aux forces de l’Axe. Mais ses appels à rejoindre Hitler n’auront pas l’écho escompté. Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, seuls 6 300 hommes issus du Maghreb et du Moyen-Orient sont passés par les différentes organisations militaires allemandes. C’est peu comparé aux 9 000 Palestiniens qui ont combattu dans les rangs de l’armée britannique et des centaines de milliers de Maghrébins qui en ont fait de même auprès de la France libre.

    Source: Harissa

    Le Protocole des Sages de Sion devenu très populaire

    Si l’histoire le conteste, le préjugé selon lequel « Juifs » et « Arabes » seraient voués à se haïr est toutefois non seulement conforté par la réécriture sioniste du passé, mais aussi par l’importation effective dans la région, au cours du XXe siècle, d’un antisémitisme d’origine européenne fondé sur le complotisme et le négationnisme. Le premier est notamment incarné par la popularité des Protocoles des Sages de Sion, ce faux d’origine inconnue, apparu en Russie au début du siècle dernier. Largement diffusé dans l’Europe de l’entre-deux guerres, il postule l’existence d’une conspiration juive pour dominer le monde. Traduit en 1921, il bénéficie graduellement d’un écho favorable dans des cercles arabes nationalistes et islamistes, sur fond d’accroissement des tensions avec le mouvement sioniste en Palestine. Mentionné dans la Charte du Hamas de 1988 (mais retiré dans le document amendé en 2017), il est même adapté à l’orée des années 2000 en une série télévisée égyptienne – Le Cavalier sans monture – reprise ensuite par la chaîne du Hezbollah al-Manar.

    Colère, ressentiment, haine et djihadisme

    Quant au négationnisme, il relève jusque dans les années 1980 d’un phénomène négligeable mais gagne en audience à mesure que s’intensifie le conflit israélo-palestinien, dans un contexte mondial de recul des idéologies progressistes. Face à l’utilisation politique du génocide nazi par les autorités israéliennes, à laquelle se combine la non-reconnaissance de la Nakba, les ouvrages de négationnistes occidentaux, comme Robert Faurisson ou encore Roger Garaudy, trouvent une oreille attentive auprès de certains médias arabes. Plus généralement, ainsi que le souligne Malik Bezouh, « la blessure de la dépossession va susciter colère et ressentiment qui s’illustrent notamment par des écrits antijuifs très violents. Cette hostilité déviera vers un antisémitisme hybride, empruntant à l’antisémitisme classique européen et à l’antijudaïsme d’essence islamique ». Une haine qui puise dans l’avènement du jihadisme à partir des années 1970 un puissant moyen de transmission, sur fond de rejet de l’Occident.

    Des dinosaures en voie de disparition

    Y a-t-il encore une place dans la mémoire d’un monde arabe en miettes pour la part juive de son identité ? Se souviendra-t-on demain qu’il y eût un jour une judaïté arabe ? «  Le juif arabe est une espèce en voie de disparition, rares sont ceux qui, comme moi, continuent de se considérer comme tels. Au fur et à mesure que mes aînés disparaissent, j’ai parfois l’impression d’être un dinosaure. Dans cinquante ans, nous n’existerons plus », dit Simone Bitton. « Notre identité a été engloutie, mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas d’histoire. Et notre histoire étant partagée, il faut absolument la connaître pour nos descendants et pour ceux des autres Arabes. »

    Jforum – L’Orient Le Jour – Photo : Revue K, les Juifs, l’Europe, le XXIème siècle

    Mexique : le président insulte un juif en le traitant d’«hitlérien»

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    Mexique : le président insulte un juif en le traitant d’«hitlérien»

     

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    Mexique : le président offense les juifs en traitant d’«hitlérien» l’un de ses détracteurs.

    Le président du Mexique, comme beaucoup d’autres, y compris dans notre communauté, utilise à la légère la référence au nazisme sans comprendre la portée des propos qu’il tient. Traiter quelqu’un de fasciste est devenu chose courante, au simple prétexte d’un désaccord politique. Ce mode de pensée dénote d’une forme de haine gratuite, qui cherche à assassiner l’identité de l’interlocuteur, et seul le geste manque à la parole. C’est ce qu’a fait le président du Mexique, d’où le haut niveau d’indignité qui est le sien.

    Le président du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador, a offensé jeudi la communauté juive de son pays en traitant d’«hitlérien» l’un de ses nombreux détracteurs, juif lui-même. «Hier j’ai dit que ce monsieur Alazraki était hitlérien», a déclaré le président en visant un éditorialiste, Carlos Alazraki. «Monsieur Alazraki est un adepte de la pensée de Hitler», a-t-il répété lors de son intervention quotidienne de plus de deux heures.

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    «Qui était le propagandiste principal de Hitler? Goebbels», a poursuivi le président de gauche nationaliste, adepte des grandes références historiques. «Goebbels disait qu’un mensonge qui se répète souvent pouvait se transformer en vérité. Eh bien c’est l’essence de la stratégie de publicistes ou de propagandistes comme Alazraki». «J’ai beaucoup d’amis dans la communauté juive», a-t-il ajouté. «Mais cela ne veut pas dire que toute la communauté est autorisée à faire du tort à un mouvement de transformation, rien que par ses idéaux, ses pensées, son conservatisme et, je le répète, son hitlérisme».

    Élu en 2018, le président de gauche nationaliste prétend conduire la «quatrième transformation» du Mexique après l’indépendance de 1821, les réformes libérales de 1857 et la Révolution de 1910-17. Une des figures de son Mouvement pour la régénération nationale (Morena), la maire de Mexico Claudia Sheinbaum, sa possible dauphine lors de la prochaine élection en 2024, est petite-fille de juifs d’Europe de l’Est. «Je ne suis pas Hitler. Je suis juif, tout comme la Sheinbaum», a répondu Carlos Alazraki dans une lettre ouverte au président dans le journal l’Universal. «Vous m’avez diffamé en me traitant d’Hitler, Mussolini, Franco, Staline».

    «Oui président, je suis néo-libéral, conservateur et »fifi« (bourgeois) (…). Et vous savez à qui je dois tout cela? À mon Mexique adoré, qui m’a donné toutes les chances de m’épanouir, tout comme à la majorité des Mexicains», a écrit l’éditorialiste. De son côté, le Comité central de la communauté juive du Mexique a rejeté «l’utilisation du terme hitlérien», jugeant «lamentable et inacceptable» toute comparaison avec «le régime le plus sanguinaire de l’histoire». D’après les chiffres officiels, la communauté juive du Mexique compte 59.000 pratiquants

    La directrice de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont victime de menaces antisémites

    La directrice de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont victime de menaces antisémites

    Par Laurent Gallien

    Une enquête est ouverte à Saint-Laurent-du-Pont (Isère) après la découverte d’un tag et d’une fausse bombe menaçant la directrice déléguée du petit établissement hospitalier. Des menaces a caractère antisémite dénonce le Crif Grenoble, Conseil représentatif des institutions juives de France.
    La directrice déléguée de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont est victime d’une campagne d’intimidation, « à caractère antisémite » dénonce le Crif Grenoble, Conseil représentatif des institutions juives de France. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête après la découverte devant son domicile ce mardi, d’une bombe factice – un faux cocktail molotov relié à une bouteille de gaz vide – et d’une inscription associant son nom à une croix gammée sur le mur d’une grange située près de l’entrée de l’Hôpital. Les motifs : tentative de destruction du bien d’autrui par moyen dangereux pour les personnes, menace de mort ou d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes, à l’encontre d’un chargé de mission de service public et dégradation d’un bien par tag. Le ou les auteurs encourent « une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende » précise le procureur de la République de Grenoble.
    Dans un communiqué, la direction du CHU de Grenoble, dont dépend l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont, condamne fermement ces actes. « À travers elle, c’est toute la communauté hospitalière qui est également touchée » écrit la direction, « cela n’est en aucun cas acceptable, ni tolérable ». Une direction qui tient à saluer « le sang-froid » de la directrice délégué et « à travers elle l’ensemble des équipes de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont, particulièrement émues et choquées par ces agissements ». Pour marquer ce soutien, « l’inauguration du foyer d’accueil médicalisé de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont, initialement prévue ce mardi 28 juin, a été annulée » et « des plaintes ont été déposées ».

    Source www.francebleu.fr

    Fwd: Victoire d’Israerl contre le boycott Après un an de boycott, retour à contrecœur des glaces Ben & Jerry’s dans les colonies israéliennes


    Valeurs.
     

    Après un an de boycott, retour à contrecœur des glaces Ben & Jerry’s dans les colonies israéliennes

    Le fabricant de glaces américain, qui avait décidé il y a un an de ne plus vendre ses produits dans les Territoires palestiniens occupés par Israël, va y faire son retour, après que la maison mère, Unilever, a cédé les activités de Ben & Jerry’s à un distributeur israélien.

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    Courrier international

    Publié hier à 16h37 Lecture 1 min.
    Un camion de livraison de glaces Ben & Jerry’s devant une usine de la marque américaine à Be’er Tuvia, en Israël, en 2021.Un camion de livraison de glaces Ben & Jerry’s devant une usine de la marque américaine à Be’er Tuvia, en Israël, en 2021. PHOTO / RONEN ZVULUN / REUTERS

    Un an après avoir annoncé que ses glaces ne seraient plus vendues dans les colonies israéliennes construites sur le sol palestinien conformément à ses “valeurs”, Ben & Jerry’s va faire son retour en Cisjordanie. Mercredi 29 juin, sa maison mère, le géant alimentaire Unilever, a annoncé avoir cédé les activités commerciales du fabricant américain de crèmes glacées au détenteur de la licence de la marque en Israël.

    Cette cession, qui “met fin au boycott”, “ouvre la voie à la reprise de la vente de ses produits en Israël et en Cisjordanie”, écrit le quotidien israélien Ha’AretzLa décision, prise en juillet 2021 par Ben & Jerry’s, avait été considérée, particulièrement par les Palestiniens, comme une victoire de la campagne internationale de boycott [“Boycott, désinvestissement, sanctions”, BDS] contre l’État hébreu.

    En réalité, explique Ha’Aretz, les produits n’avaient pas complètement disparu des colonies israéliennes. En effet, Avi Zinger, détenteur de la licence, avait contrevenu aux directives de sa maison mère en continuant de distribuer les glaces Ben & Jerry’s dans les colonies. Dans le cadre de l’accord avec Unilever, Zinger est désormais à la tête de plusieurs usines employant au total 2 000 personnes.

    Lapid salue, Ben & Jerry’s condamne

    Le ministre des Affaires étrangères israélien, Yaïr Lapid, qui deviendra dans quelques heures Premier ministre par intérim, a qualifié l’accord entre Unilever et Avi Zinger de “victoire pour tous ceux qui savent que la lutte contre le BDS est avant tout une lutte pour le partenariat et le dialogue et contre la discrimination et la haine”.

    Néanmoins, note le site propalestinien The Electronic Intifada, ces glaces qui porteront le nom Ben & Jerry’s écrit en hébreu et en arabe “seront vendues contre la volonté explicite de Ben & Jerry’s”.

    Le glacier américain, connu pour ses engagements qualifiés de progressistes, a en effet officiellement déclaré qu’il était en désaccord avec la décision prise par Unilever. “Nous continuons de croire qu’il est incompatible avec les valeurs de Ben & Jerry’s que nos glaces soient vendues dans les Territoires palestiniens occupés”, peut-on lire sur le compte Twitter de la société.