Fwd: Le BNVCA en appelle à la solidarité et au sens des responsabilités de la Pologne : la nouvelle loi polonaise qui bloque le processus de restitution des biens ayant-droits de la SHOAH ne doit pas entrer en vigueur

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66 rue Laugier – 75017                                                        Le    12 août 2021

Le Président

Sammy GHOZLAN 

01 77 38 49 44

COMMUNIQUE

 

Le BNVCA en  appelle à la solidarité et au sens des
responsabilités de la Pologne :                 la nouvelle loi polonaise qui
bloque le processus de restitution des biens ayant-droits de la SHOAH ne doit
pas entrer en vigueur

 

 

Le BNVCA ne
comprend pas quel est le but recherché par la Pologne en faisant voter ce mercredi 11 août, une loi
indigne qui, fixant un délai de prescription à trente ans, pourra empêcher des
descendants de déportés juifs de faire valoir leurs droits. Si la Shoah,  crime contre l’Humanité est un crime imprescriptible,
alors ses conséquences et ses tentatives de réparation, les droits des
victimes,  le sont aussi. Un criminel
nazi vient d’être déféré devant la justice, après plus de 76 ans, au nom de
cette imprescriptibilité. Les victimes, elles, seraient privées de pouvoir
faire valoir leurs droits imprescriptibles et donc de restitutions possibles ?

Les
défenseurs de la loi parlent d’incertitudes qui rendent le processus de
restitution trop complexe. La détention par le gouvernement polonais de biens
spoliés, en revanche, ne poserait, elle, aucun problème. Et si, parmi les restitutions
effectuées, une erreur survenait, elle resterait l’exception. Mais en ne
restituant plus les biens, le gouvernement polonais fait non pas une erreur,
mais une faute morale majeure.

Le BNVCA
saisit, M. Gérard Larcher, Président du Sénat, ainsi que M. Richard Ferrand,  Président de l’Assemblée Nationale pour leur demander,
si cette loi entrait en vigueur, que les groupes d’Amitié France – Pologne soient
dissous. La France ne saurait avoir de tels amis, qui piétinent l’histoire,
la mémoire et la morale.