Le BNVCA salue le jugement ferme de la Cour d’Assises de Bobigny qui a pris acte de la violence de l’agression subie par la famille Pinto, l’antisémitisme étant reconnu comme circonstance aggravante

66, rue Laugier 75017                                                   4 juillet 2021


Le Président

Sammy GHOZLAN 

01 77 38 49 44

 

COMMUNIQUE


Le BNVCA salue la décision courageuse de la Cour d'assises de Bobigny, dont la main n’a pas flanché, au moment de condamner les lâches et barbares agresseurs de la famille Pinto. Monsieur et  Madame Pinto et leur fils furent séquestrés et violentés chez eux, dans leur maison à Livry-Gargan en septembre 2017. Le caractère aggravant de l’antisémitisme a été reconnu. Comment ne l’aurait-il pas été ? Au départ, ce n’est peut-être pas nécessairement la motivation, mais plutôt le beau diamant porté par Mme Pinto qui attire le « commanditaire ». Ayant repéré sa cible, il la suit en voiture, la « loge » et attend avec ses comparses le bon moment. Le bon moment sera celui du retour des vacances de la famille Pinto. La préméditation en plus.

Les agresseurs pénètrent dans la maison et à la vue du drapeau et d’objets juifs, leur acharnement redouble. « Vous êtes juifs, vous avez de l’argent ». S’en suivent les coups, la séquestration pour obtenir la combinaison du coffre. Deux hommes non masqués font partie du trio infernal : M. et Mme Pinto et leur fils sont persuadés que c’est le signe qu’ils sont voués au pire. Le cauchemar durera deux heures et demie, le temps de ravager et détruire la vie de ces personnes dignes et respectées.

Le BNVCA, très vite alerté a, par la voix de son Président Sammy Ghozlan, pesé de tout son poids pour que les forces de l’ordre et de justice se mobilisent et mettent hors d’état de nuire au plus vite les criminels. 

Le Président du BNVCA était resté en contact constant avec le Préfet du département et le service de police chargé de l'enquête, que nous devons féliciter pour son action et son résultat. Toute l'équipe des bandits antisémites a été rapidement identifiée et arrêtée depuis le commanditaire jusqu'aux attaquants, aux voleurs et leurs complices. Le dit « commanditaire », âgé de 53 ans , dont 28 ans passés en détention, peut se prévaloir d’un casier judiciaire comprenant 35 condamnations. Tous les neuf sinistres individus ont été déclarés coupables et condamnés à des peines de prison de 12 ans et 4 ans. Cinq d'entre eux, qui niaient leur participation,  ont été déclarés coupables. La circonstance aggravante de l’antisémitisme a été confirmée par la Cour d’assises, ce qui fera jurisprudence.

Le BNVCA, partie civile aux côtés de la famille Pinto, salue le travail de ses avocats Me Bensimhon Julien et Me Bensimhon Marc, qui ont soutenu et défendu la famille Pinto avec une grande implication et toute la rigueur de leur talent. Leurs plaidoiries ont convaincu la Cour du mobile antisémite flagrant et évident, mais que les auteurs tentaient de nier.

Le BNVCA soutient la famille Pinto toujours meurtrie et traumatisée, qui a dû quitter son pavillon de Livry-Gargan, pour aller vivre dans Paris