Le BNVCA dénonce une lettre pernicieuse adressée aux Maires des grandes villes de France

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66, rue Laugier 75017 PARIS                                                               2 mars 2021


Le Président

Sammy GHOZLAN 

01 77 38 49 44

COMMUNIQUE

 Le BNVCA dénonce une lettre pernicieuse adressée 

aux Maires des grandes villes de France



Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, le BNVCA, dénonce la tentative d’une officine, se prétendant représenter les juifs pour mieux dénigrer et empêcher la lutte contre l’antisémitisme, prévue à l’ordre du jour d’un sommet numérique mondial organisé par la Mairie de Francfort le 16 mars prochain.

Par une lettre en date du 24 février 2021, l’UJPF, qui se dit union des juifs pour la paix, s’adresse aux maires des grandes villes de France au sujet de la lutte contre l’antisémitisme, afin de les mettre en garde contre le risque de « singulariser cette seule forme de racisme ». L’UJPF – qui affiche sur son site la rubrique « Dons pour Gaza », affirme qu’Israël pratique une politique « d’épuration ethnique » et se félicite d’être un membre actif de BDS – défend sa conception de l’antisémitisme où Israël est toujours coupable, en méconnaissant que l’antisémitisme et les actes anti-juifs touchent de façon disproportionnée la Communauté juive. En effet, toutes les enquêtes, depuis de longues années, soulignent le nombre important d’actes antijuifs commis en France, en pourcentage de la population concernée. En particulier cette officine intervient pour que soit rejetée la nouvelle définition de l’IHRA qui intègre la mention d’Israël et de l’antisionisme, une définition déjà adoptée par trente pays. Comme si le tueur de Gabriel Sandler, Arié Sandler, de leur père Jonathan Sandler et de la petite Myriam Monsonego, dans l’école juive de Toulouse, n’avait pas voulu « venger des enfants palestiniens ». 

Le BNVCA dénonce ce déni de réalité et le palestinisme sous-jacent, nourri de fake news, qui alimente l’incitation à la haine d’Israël et aux actes anti juifs.

Le BNVCA saisit le Président de l’association des Maires de France, M. François Baroin, pour l’alerter sur cette communication pernicieuse qui tend à minimiser l’antisémitisme et lui demande de recommander aux Maires de France l’adoption de la définition de l’IHRA pour enrayer la montée désespérante de l’antisémitisme en France. Le malaise au sein des citoyens de confession juive est déjà suffisamment grand pour qu'un sentiment d’abandon ne vienne s’y ajouter.