Month: October 2020

COMMUNIQUE DU GRAND RABBIN DE FRANCE

COMMUNIQUE DU GRAND RABBIN HAÏM KORSIA

Après les terribles assassinats de Nice, et alors que nous sommes encore dans le deuil de Samuel Paty, je veux exprimer aux familles des victimes notre solidarité, notre compassion et notre fraternité.

Ce nouvel acte abominable appelle plus que jamais notre unité, notre fermeté et notre réponse collective la plus déterminée afin d’éradiquer cette pulsion de mort de notre société.

Après l’assassinat du père Hamel, c’est une autre église qui est frappée et, au-delà, c’est le principe de liberté religieuse si bien protégé en France grâce à la laïcité qui est combattu.

Nous le défendrons.

Nous portons ce deuil avec toute la Nation et nous ne cèderons pas face à cette haine qui ne touchera jamais à ce qu’il y a de plus sacré en France : la fraternité.

C’est l’espérance qui a toujours fondé notre vision de la société, que ce soit grâce à nos textes religieux ou que ce soit par l’appel de la République.

NOUVELLE SAUVAGERIE ISLAMISTE: LE BNVCA CONDAMNE ET APPELLE LE GOUVERNEMENT À DÉCRÉTER L’ÉTAT D’URGENCE

NOUVELLE SAUVAGERIE ISLAMISTE: LE BNVCA CONDAMNE ET APPELLE LE GOUVERNEMENT À DÉCRÉTER L’ÉTAT D’URGENCE

66, rue Laugier 75017 Paris
Le Président,
Sammy GHOZLAN
Tél: 01.77.38.49.44
29 octobre 2020

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, le BNVCA, condamne l’agression islamo-terroriste commise ce matin 29 octobre vers 9 h du matin dans la Basilique Notre Dame de Nice, par un homme armé d’un couteau tuant trois personnes qu’il a égorgées et décapitées. Plusieurs blessés sont également à déplorer. Tel est le terrible bilan d’une nouvelle attaque au couteau ciblant la France et ses valeurs, dans la Basilique de Nice. Nice, ville déjà meurtrie par la terreur islamiste.

Guerre de civilisations, de cultures ou de religions, quelle que soit la dénomination, ce que le BNVCA dénonce depuis des années s’affiche désormais au grand jour en France : les ennemis de la France, de la République, de la liberté que nous représentons, nous ont déclaré la guerre. Ceux qui parlaient d’extension du califat ou d’autres termes, prenant en compte la volonté impérialiste de l’islamisme, se faisaient jusque-là taxés de racistes fascisant, sont désormais regardés différemment. Il aura fallu Samuel Paty, il aura fallu des décapitations.  

Quand nous dénoncions les attaques anti-juives et que nous qualifiions les agresseurs et les assassins antisémites d’islamo-fascistes, on ne nous entendait pas.

L’horrible décapitation du professeur aura enfin déclenché la prise de conscience. Il n’est pas trop tard, il ne sera jamais trop tard, mais nous considérons que la vigilance demandée est insuffisante. Le BNVCA appelle le gouvernement à décréter l’état d’urgence pour protéger les français et combattre l’islamo-fascisme.

Il faut désormais préventivement prendre des mesures drastiques et efficaces contre ceux qui en France font la guerre à la France, aux français juifs et chrétiens. Déchéance pure et simple de la nationalité française, expulsions du territoire, cessation de paiement des allocations sociales et autres, dissolution des associations islamistes, salafistes et extrémistes, contrôles systématiques, de jour comme de nuit, des centres d’hébergement et des foyers de travailleurs, etc….

Nous pressentons que ce type d’attentat va se reproduire. C’est pourquoi nous recommandons que tous les lieux, à connotation religieuse, juifs et chrétiens, en particulier écoles juives et catholiques privées, établissements cachères, paroisses, fêtes et cérémonies religieuses, que tous ces lieux soient désormais sous la surveillance de vigiles habilités et armés.  Il faut désormais et sans délai mettre hors d’état de nuire tous ceux qui soutiennent ces courants ennemis de la France et des français, y compris ceux qui, volontairement ou non, par des paroles irresponsables attisent le feu de la haine. 

Aux victimes, aux familles des victimes, à la ville de Nice, à notre beau pays la France encore une fois touchée au cœur, nous souhaitons à tous le courage nécessaire pour endurer et combattre. 

LE BNVCA CONFIRME SA DEMANDE FAITE AU GOUVERNEMENT DE DÉCLARER L’ÉTAT D’URGENCE: TROIS ATTENTATS ISLAMISTES EN UNE MATINÉE

LE BNVCA CONFIRME SA DEMANDE FAITE AU GOUVERNEMENT DE DÉCLARER L’ÉTAT D’URGENCE: TROIS ATTENTATS ISLAMISTES EN UNE MATINÉE

66, rue Laugier 75017 Paris
Le Président,
Sammy GHOZLAN
Tél: 01.77.38.49.44
29 octobre 2020

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, BNVCA, condamne l’horrible succession d’attentats islamistes qui ont visé la France ce matin. A Nice, trois personnes ont été tuées et décapitées dans la Basilique de Notre-Dame à Nice. En Avignon, un homme qui assaillait des policiers a été abattu. A Djeddah en Arabie Saoudite, un vigile du Consulat de France a été blessé au couteau, le terroriste arrêté. Nous remarquons qu’en cette journée, l’islam célèbre la naissance du prophète Mahomet.

Face à cette véritable déclaration de guerre, l’islamo-fascisme montre son vrai visage. On reconnaît les pires méthodes de l’histoire lorsque des groupuscules fascistes répandaient la terreur par des crimes sauvages de citoyens. Inadaptation aux notions de démocratie et de liberté d’expression, inadaptation au dialogue, les islamo-fascistes et leurs sinistres comparses veulent terroriser en versant le sang des civils, de ceux qu’ils appellent les « mécréants ». Face à cette flambée de violence extrême, le BNVCA confirme sa demande faite au gouvernement de déclarer l’état d’urgence.

Ceux qui veulent terroriser la France, ne nous terroriseront pas. La France a une histoire longue de menaces, de guerres et de résistance. Le BNVCA appelle à une vigilance accrue de chacun et chacune, mais aussi à la confiance renouvelée dans nos forces de l’ordre et à la volonté du gouvernement d’assurer la sécurité des citoyens français.

Hommage national à Samuel Paty: L’entrée émouvante du cercueil sur “One” de U2 | Le HuffPost

Hommage national à Samuel Paty

L'entrée émouvante du cercueil sur "One" de U2 | Le HuffPost

Pour cette cérémonie d’hommage au professeur, sa famille avait choisi l’une de ses musiques préférées pour l’entrée de son cercueil dans la cour d’honneur de la Sorbonne.

HOMMAGE NATIONAL – “Un seul amour, un seul sang, une seule vie”. C’est sur les paroles de U2 que le cercueil de Samuel Paty est entré dans la cour d’honneur de la Sorbonne ce 21 octobre à 19h30 pour l’hommage national au professeur décapité vendredi derniercomme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus.

La famille a choisi la musique “One” du groupe irlandais pour lui rendre hommage, une des musiques préférées du professeur d’histoire-géographie décapité le 16 octobre dernier.

Sortie en 1992, la musique parle d’amour, mais également d’unité et de rassemblement, un message fort après ce terrible drame. Elle aurait été écrite pour évoquer plusieurs actualités comme la lutte contre le Sida, la réunification de l’Allemagne ou encore la réconciliation du groupe.

Sur les dernières notes de musique, le cercueil a été posé au milieu de la cour. Un coussin rouge sur lequel se trouvait la Légion d’honneur y a été ajouté.

Source : © Hommage national à Samuel Paty: L’entrée émouvante du cercueil sur “One” de U2 | Le HuffPost

Le père Desbois au 23h du mardi 20 octobre 2020

Le père Desbois au 23h du mardi 20 octobre 2020

Le JT de 23h de franceinfo du mardi 20 octobre 2020 présenté par Patricia Loison sur franceinfo, est consultable en ligne en replay pour voir et revoir ce journal télévisé qui décrypte l'actualité. Retrouvez les dernières infos du week-end, les grands reportages, l'Eurozapping, les interviews et les explications de la rédaction sur toute l’actualité nationale et internationale.

Barbara Lefebvre: «La République a laissé croire que l’islamisme était une opinion comme une autre»


FIGAROVOX/TRIBUNE – Il n’y a pas d’islamisme modéré, juge Barbara Lefebvre. Selon l’enseignante et essayiste, l’attentat contre Samuel Paty est le fruit de trente ans de mollesse et de tiédeur.

Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, est l’auteur de Génération j’ai le droit (éd. Albin Michel, 2018).


En quittant son collège ce vendredi après-midi, Samuel Paty était probablement soulagé d’être en vacances. Ces sept premières semaines de cours furent éprouvantes entre les contraintes des mesures sanitaires, puis début octobre la tourmente, à la suite des attaques venant d’un parent d’élève. Ce dernier trouva assistance auprès d’un islamiste pro-Hamas membre du Conseil des imams de France, du CCIF, de la mosquée de Pantin. Ensemble, ils lancèrent une campagne mensongère sur les réseaux sociaux qui s’apparente à une fatwa contre Samuel Paty.

Dans cette épreuve, Samuel Paty se sentait-il seul ou soutenu par ses collègues comme il se devait? Peut-être a-t-il pensé que les vacances apaiseraient les tensions pour qu’il retrouve avec enthousiasme ses élèves le 2 novembre. Il regagnait donc son domicile, à pied, en cette fin d’après-midi lorsqu’il quitta brutalement Conflans-Sainte-Honorine pour se retrouver plongé dans l’Algérie des années GIA, dans la Syrie de l’Etat Islamique, dans l’Afghanistan des Talibans, dans le Nigéria de Boko Haram, dans le Mali des Signataires par le sang.

Car, par éclipses régulières, voilà où tombe notre France d’aujourd’hui. En quelques instants, une vie, des vies, basculent dans un autre espace-temps: celui du jihad. L’effroi nous saisit, l’émotion nous envahit, des hommages sont organisés. Mais jusqu’à présent, aucun combat sérieux contre le cancer de l’islam politique n’a été engagé. Enfermés dans le déni ou l’indifférence, depuis Creil en 1989, nos dirigeants ont préconisé l’homéopathie, puis après 2015 les lois anti-terroristes relevèrent du traitement antibiotique, tout aussi inefficace pour traiter un cancer.

Il fallait une chimiothérapie, doublée d’une longue radiothérapie en raison des nombreuses métastases résultant de trente ans de déni. Aujourd’hui, où est le dirigeant qui oserait un traitement de choc de dernier recours, prêt à ébranler tout le corps social pour cibler une minorité tyrannique mortifère?

Il regagnait donc son domicile, à pied, en cette fin d’après-midi lorsqu’il quitta brutalement Conflans-Sainte-Honorine pour se retrouver plongé dans l’Algérie des années GIA

L’islam politique est «la maladie de l’islam» comme l’écrivait Abdelwahab Meddeb. L’islamisme est d’abord l’affaire des musulmans: à eux de s’en tenir à distance s’ils prétendent que leur foi est apolitique et pacifique. Aux musulmans de ne pas adopter les modes de vie, les codes vestimentaires, les pratiques dévotes, les idées racistes, antisémites, sexistes, des islamistes. Vivre dans une démocratie laïque comme la France est pour les musulmans une opportunité extraordinaire pour se distinguer des islamistes.

Hélas, en se ramollissant depuis quarante ans dans ses principes fondateurs, en tombant souvent dans le clientélisme politicien le plus vil, la République a laissé croire aux musulmans que l’islamisme était «une opinion comme une autre». Il y avait des «Talibans modérés», des «salafistes quiétistes», des femmes déguisées en fantômes ambulants transformées en parangons du combat féministe… Le relativisme du «pas d’amalgame» a rendu attractif la radicalité islamique pour une partie des musulmans de ce pays, par ailleurs nourris d’une rancune postcoloniale que des militants, soi-disant antiracistes, se chargent d’alimenter depuis deux décennies.

L’islam politique est aussi une maladie pour la majorité des Français qui ne sont pas musulmans. Les jihadistes transposent en actes les doctrines salafistes, fréristes et wahhabites et leur projet génocidaire, leur suprémacisme totalitaire. Rien d’étonnant qu’Hitler soit un modèle pour tant d’islamistes: depuis le Grand mufti de Jérusalem al-Husseini installé à Berlin pendant la guerre jusqu’au prédicateur al-Qaradawi protégé par le Qatar. Pour entraver ce totalitarisme, il faut agir en expulsant du territoire français les criminels et délinquants jihadistes et les idéologues qui sont leur carburant.

Expulser définitivement les islamistes étrangers et binationaux (qu’on peut déchoir de la nationalité française sans les rendre apatrides). Surveiller constamment les ressortissants français signalés, les sanctionner, notamment par la suspension de toutes aides sociales. En outre, une République qui protège devrait mieux veiller sur les milliers d’enfants vivant dans ces milieux éducatifs toxiques.

L’islamisme est d’abord l’affaire des musulmans : à eux de s’en tenir à distance s’ils prétendent que leur foi est apolitique et pacifique

N’étant pas membre du club des optimistes, je crains que le meurtre de Samuel Paty ne conduise pas aux mesures strictes qui s’imposent après trente ans de laisser-faire. L’émotion des hommages recouvrira encore notre colère. L’horreur de ce crime islamiste fera taire quelques instants les «oui, mais…», tant entendus après Charlie hebdo, et envers Mila. Si Samuel Paty n’était pas décédé mais que son conflit avec le parent d’élève avait été médiatisé, on imagine qu’un bateleur de la télé-caniveau aurait organisé un débat «oui-non» où ses chroniqueurs auraient éructé contre ce prof qui montre des caricatures et «offense des enfants musulmans». Comme ils avaient calomnié Mila, qui vit sous protection policière.

Samuel Paty n’a fait que son travail, appliquant le programme d’éducation civique. Il a œuvré pour élever les jeunes esprits qui lui étaient confiés en leur proposant de penser par eux-mêmes, probablement la plus difficile des attitudes intellectuelles dans notre monde de pensées toutes faites, de taxinomie intellectuelle pathologique. Il voulait leur rendre le monde moins binaire, moins obscurantiste. Les majorités pacifiques sont toujours renversées par des minorités ultraviolentes. L’immense majorité de ses élèves a compris sa démarche, ils se sont ouverts au débat démocratique.

Une infime minorité a opté pour le jihad: la parole mensongère d’une enfant relayée par des parents intégristes soutenus par un militant islamiste et diverses officines de même obédience, puis l’exécution par le jihadiste. Tout cela pour deux dessins. Des caricatures qu’il faut continuer à montrer aux élèves, en expliquer le sens politique. C’est un devoir pour Samuel Paty, pour les morts de Charlie. Un devoir pour que nous ne devenions pas tous des morts-vivants dans une France en sursis.


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Georges Bensoussan : “La responsabilité d’une partie de la presse et de l’Éducation nationale est immense”

Georges Bensoussan : “La responsabilité d’une partie de la presse et de l’Éducation nationale est immense”

L’historien Georges Bensoussan coordonnait en 2002, sous le pseudonyme d’Emmanuel Brenner, l’ouvrage collectif “Les territoires perdus de la République”. La violence en milieu scolaire, la propagande islamiste, tout y était. Personne n’a tenu compte des faits rapportés qui ont au contraire fait l’objet d’une contestation massive. Lesquels ressurgissent plus que jamais à l’occasion de l’attentat terroriste contre Samuel Paty, ce vendredi 16 octobre.

Marianne : Votre enquête, publiée il y a dix-huit ans (Les territoires perdus de la République), rééditée au cours des deux décennies, suscite toujours le même dénigrement alors que les attentats se multiplient. Cette omerta a-t-elle conduit à la terreur ?

Georges Bensoussan : Nous nous sommes heurtés très tôt à un double silence. En premier lieu, celui du ministère de l’Éducation nationale qui avait refusé de répondre à nos questions sur la remontée des incidents en milieu scolaire. Là, pour le coup on pouvait parler d’une omerta dans ces milieux proches du PS de l’époque. En second lieu, et ici je nuancerai votre propos, lorsque le livre est sorti en octobre 2002, il n’a pas été « plébiscité par les lecteurs » tout simplement parce qu’il n’eut aucun écho médiatique à l’exception de quelques journalistes (dont Natacha Polony d’ailleurs) et d’Alain Finkielkraut qui d’emblée a défendu l’ouvrage et fut le seul à me donner la parole sur France Culture.

Ce mutisme a commencé à craquer lorsque la cellule scolaire de l’Élysée a pris connaissance du livre et nous a invités à plusieurs reprises à travailler avec elle, comme elle nous a fait auditionner, un collègue et moi-même, fin 2003, par la commission Stasi qui allait déboucher sur la loi sur les « signes religieux » à l’école. Enfin lorsque Jacques Chirac lui-même a utilisé l’expression « territoires perdus de la République », le silence, alors, n’était plus possible.

 
“Après la vague de sidération induite par ce drame, l’émotion s’apaisera après force discours et bombements de torse… jusqu’à la prochaine catastrophe.”

C’est alors qu’a commencé le dénigrement dans une partie de la presse (audio, vidéo, écrite), venu d’une bien-pensance moralisatrice, d’esprit profondément bourgeois et qui me paraît responsable, pour partie, de notre désastre présent. Les tueries à Charlie Hebdo, à l’Hyper Cacher, les massacres du Bataclan et de Nice n’ont guère entamé son pouvoir. Elle continue à dominer une grande partie de cette scène médiatique « mainstream » où l’essentiel est de parler pour ne pas dire. Le dénigrement passe par cette accusation majeure qui vous vaut mort sociale : le racisme. Et son corollaire qui vous fait suppôt de l’extrême droite et du RN. Avec le rappel au passage des « heures les plus sombres de notre histoire », ce qui a le mérite de vous camper sur l’heure en « résistant » d’une guerre imaginaire, d’une Guerre d’Espagne mythique, et d’un combat anticolonialiste jamais terminé. Bref, de vivre par fantasmes interposés, de grandes heures politiques auxquelles vous n’avez pas été mêlés parce que nés « trop tard »…

Après la vague de sidération induite par ce drame, l’émotion s’apaisera après force discours et bombements de torse… jusqu’à la prochaine catastrophe. Pourquoi ? Parce que cette déploration d’après-coup, pour légitime qu’elle soit, est terriblement inefficace. Nous ne sommes pas ici dans l’analyse qui dit et nomme.

Les enseignants, d’après vos contacts, signalaient-ils à leur hiérarchie les menaces dont ils étaient l’objet ? Ou non ? Comment leur solitude s’est-elle aggravée ? Quel est le faisceau des complicités ?

Pour comprendre comment les enseignants se sont retrouvés dans une certaine solitude, il faut connaître le fonctionnement pyramidal de l’Éducation nationale où, généralement, la prime et la promotion vont d’abord aux tièdes, à ceux qui à force de vouloir « nuancer le propos » finissent par le perdre de vue.

“Au même titre que les policiers, les travailleurs sociaux et le personnel médical hospitalier, les enseignants, depuis trente ans, se sont trouvés en première ligne pour affronter la situation d’une partie de l’immigration qui a apporté avec elle, ce qui est naturel, une autre vision du monde, un autre logiciel intellectuel, partant d’autres valeurs…”

Or, oui, des enseignants, nombreux, avaient signalé les incidents. Mais à force de ne pas être suivis, voire d’être considérés parfois comme les responsables premiers de la situation conflictuelle qu’ils dénonçaient, en bref d’avoir « provoqué » des élèves déjà par ailleurs « victimes de tant de discriminations » (autrement dit, d’être des « professeurs maladroits », ce qui revient à ramener un problème politique à une question de savoir-faire pédagogique), beaucoup ont fini par se taire. Il est vrai aussi qu’un chef d’établissement, soucieux de sa carrière, n’a pas intérêt à faire état d’une multiplication d’incidents. Le fonctionnement de l’Éducation nationale lui-même est en cause tant il nourrit le conformisme. Les enseignants courageux, ils sont légion, sont désarmés. Le combat étant par trop inégal, ils finissent par renoncer. Ils s’enferment alors parfois dans le ressentiment et plus encore dans une solitude nourrie fréquemment dans ce milieu par le règne d’une doxa synonyme du plus plat des conformismes.

Au même titre que les policiers, les travailleurs sociaux et le personnel médical hospitalier, les enseignants, depuis trente ans, se sont trouvés en première ligne pour affronter la situation d’une partie de l’immigration qui a apporté avec elle, ce qui est naturel, une autre vision du monde, un autre logiciel intellectuel, partant d’autres valeurs (qui peuvent aussi se perdre à la génération suivante comme dans toute immigration). Or, certaines de ces valeurs et de ces pratiques sont antinomiques de notre société fondée sur la révolution intellectuelle occidentale du XVIIe siècle (le sujet) et des Lumières.

Avec nos logiciels intellectuels anciens, nous n’étions pas armés pour affronter ce monde nouveau généré par l’explosion démographique contemporaine. Élève au collège au début des années soixante, j’apprenais en cours de géographie que nous étions 3 milliards d’êtres humains sur le globe ; aujourd’hui, 7,5 milliards. Un bouleversement dont l’expansion de l’islam est l’une des manifestations, une nouvelle religion sur la scène européenne, et en particulier française puisque la France accueille près de 25 % des musulmans d’Europe.

Venu de la gauche, vous rêviez d’une société fraternelle, rationnelle, émancipée. L’avons-nous définitivement perdue ? Comment se battre, la mort en face ?

La doxa a repris en chœur la notion d’« islam politique » alors que l’Islam, pris au sens littéral, demeure au premier chef un code juridique et politique (même s’il existe, minoritaire, un islam non politique, et même si l’islam connut maintes tentatives de réforme). Alors que l’islam est une praxis qui englobe la vie du croyant du matin au soir et du berceau à la tombe. Or, nous appliquons un même mot, religion, au christianisme et à l’islam en oubliant l’analyse de Marcel Gauchet (Le Désenchantement du monde, 1985) sur le christianisme, cette « religion de la sortie de la religion » quand l’islam, nous dit Gauchet, est « le dernier venu des monothéismes et se pense comme la clôture de l’invention monothéiste » (Le Monde, 21 novembre 2015).

“La doxa a repris en chœur la notion d’« islam politique » alors que l’Islam, pris au sens littéral, demeure au premier chef un code juridique et politique.”

C’est pourquoi, il faut continuer à interroger les spécialistes de la civilisation arabe et de l’Islam, comme en son temps l’agrégée d’arabe Anne-Marie Delcambre qui écrivait dans L’Islam des interdits (Desclée de Brouwer, 2003) : « L’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. »

En France, ce processus de communautarisation, dont l’islamisme est une forme radicale, a abouti au Bataclan comme à d’autres scènes d’horreur jusqu’à celle de Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020. Or, ce processus d’islamisation a été censuré et occulté. L’expression même sentait le soufre. Synonyme de ces fameux « dérapages » qui ruinent une carrière.

C’est pourquoi, la responsabilité de la doxa médiatico-culturelle est ici immense, à commencer par ces médias qui n’ouvrent généralement que sur un entre-soi culturel et social caractéristique de l’endogamie bourgeoise. Je vous donnerai un exemple récent de ce silence mortifère qui empêche d’entendre la situation présente et nourrit des réactions d’effarement quand survient ce qui s’est passé à Conflans. L’ouvrage Histoire de l’islamisation française 1979–2019, paru aux éditions de l’Artilleur en 2019, a été enterré par le silence à quelques exceptions près (Franz-Olivier Giesbert entre autres). Dans certaines librairies parisiennes par exemple, cet ouvrage comme tous ceux d’ailleurs de cette maison d’édition relevant de la « fachosphère » aux yeux de nos nouveaux « résistants », sont quasiment « indisponibles ».

Cette censure de la vie culturelle, ce rétrécissement du débat public, cette judiciarisation de la confrontation des idées, cette criminalisation des désaccords, enfin la timidité lâche à nommer l’adversaire ont conduit à ce manichéisme simplet des bons sentiments qui à beaucoup tient lieu de réflexion : bon/mauvais, juste/injuste, bien/mal, etc.

“L’étrange défaite” écrivait Marc Bloch en 1941 quand il tentait d’en analyser les soubassements. On pourrait dire la même chose aujourd’hui : comment en sommes-nous arrivés là ? Outre les milieux islamistes que l’on n’a pas su bloquer dès les années 1990, qui a permis l’emprise actuelle de l’islamisme dans cette partie de la jeunesse d’origine musulmane pour qui « la charia est supérieure aux lois de la République » ? Qui a laissé la peur envahir l’opinion dès que l’on aborde ces questions ?

Je vous livre un souvenir personnel relatif à ce totalitarisme de la bien pensance qui s’emploie à faire taire. En 2015, j’étais convoqué devant le Centre national des lettres qui accordait une petite subvention à la revue dont j’étais responsable au Mémorial de la Shoah. Certains intellectuels en effet, restés anonymes évidemment, s’étaient émus des mots que j’utilisais sur la quatrième de couverture d’un numéro de la revue qu’avec Yves Ternon et Claire Mouradian, nous avions consacré au centenaire du génocide des Arméniens. J’y avais parlé en effet d’un « islam conquérant ». Ces deux mots avaient fait bondir les chevaliers du Bien. Dignes « enfants de Vichy » comme le disait René Char en 1962 des ennemis de Camus, ces héros eurent tôt fait de me dénoncer au CNL. D’où la convocation.

“Les islamistes, dont la visée n’est pas seulement de se séparer de nous mais de détruire notre univers culturel, sont servis par le poids du nombre conjugué à la lâcheté des uns comme à la stupidité d’un certain « gauchisme culturel ».”

Après les assassinats perpétrés à Charlie Hebdo, en dépit des quatre millions de « Je suis Charlie » du 11 janvier 2015, plus personne ne s’est avisé de reproduire les caricatures, sauf Charlie Hebdo lui-même à l’ouverture du procès en septembre dernier. La pièce de Charb tirée de son texte sur les « escrocs de l’islamophobie » a été maintes fois déprogrammée, et je passe sur les interdits de parole de tel ou tel, sur les conférences annulées et les pièces de théâtre censurées. Les islamistes, dont la visée n’est pas seulement de se séparer de nous mais de détruire notre univers culturel, sont servis par le poids du nombre conjugué à la lâcheté des uns comme à la stupidité d’un certain « gauchisme culturel ».

D’un autre côté, par calcul économique égoïste, en quarante ans et depuis ses quartiers chics et protégés de Paris, la bourgeoisie d’affaires a aidé à constituer cette masse de manœuvre d’un prolétariat étranger à bas coût qui a tiré les salaires vers le bas et plongé dans le désarroi social et culturel les classes populaires françaises.

Alors, un combat définitivement perdu ?

Oui, si nous ne prenons pas la liberté de changer la loi, en particulier celles qui nourrissent les tribunaux et interdisent de parole au nom d’une lutte dévoyée contre « le racisme ». Qu’on s’entende : le racisme sous toutes ses formes doit être combattu, a fortiori quand il appelle à la ségrégation et à la violence. En revanche, la judiciarisation systématique de la confrontation d’idées comme c’est souvent le cas aujourd’hui ruine l’esprit démocratique du débat. Oui, le combat est perdu s’il n’y a pas réforme de certaines institutions publiques. Si nous n’imposons pas un véritable pluralisme des idées et des intellectuels dans les médias financés par l’argent public. Enfin, il n’y a de combat définitivement perdu que lorsque l’on renonce à se mettre en danger. Le chœur des pleureuses mobilisé après la décapitation de ce malheureux professeur d’histoire met un malaise. D’une part, parce que la déploration est un discours de vaincus. D’autre part, et surtout, parce que comme Bossuet l’exprimait magnifiquement dans ce sermon de 1662 : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des maux dont ils chérissent les causes. »

“L’ingrédient numéro un du combat, c’est le courage.”

Seul le manque de courage signe un combat perdu. Nommer l’adversaire est le premier pas dans la lutte à entreprendre même si je crains qu’en France, à l’instar d’autres situations historiques, la lâcheté demeure le parti dominant. C’est ainsi que depuis la tuerie de l’Hyper Cacher, on a condamné tous azimuts l’antisémitisme sans jamais nommer les antisémites. Je me souviens de cette belle enquête du journal Le Monde en novembre 2017 qui consacrait deux pages passionnantes à « l’antisémitisme des cités ». Mais au terme de cette lecture, on ne savait toujours rien des agresseurs. Parce qu’il ne fallait pas « alimenter l’extrême droite », le « fascisme rampant », concourir aux « idées nauséabondes » et « stigmatiser les musulmans ».

L’ingrédient numéro un du combat, c’est le courage. Qu’il vienne à manquer, et vous pourrez multiplier déclarations martiales, condamnations indignées, et discours beaux comme l’antique ( « la République n’admettra pas », « la barbarie ne passera pas », « toucher à un Juif (variante : à un enseignant, à un policier, etc…), c’est toucher à la France »), la défaite en rase campagne reste l’horizon promis au bout du chemin.

“S’attaquer à l’islamisme sans questionner une immigration mal intégrée (et non l’immigration en soi) relève d’une forme de tartufferie.”

Tant que la loi n’aura pas été modifiée, tant que la machine judiciaire s’appuiera sur des lois liberticides censées jadis nous protéger et qui dialectiquement, aujourd’hui, nous soumettent à l’essentialisme victimaire des « indigénistes » qui réduit l’individu à sa naissance et à sa couleur de peau, nous ne pourrons pas nous défendre. Tant que le débat public en France se fera à l’ombre de la 17e chambre correctionnelle (car c’est de cela que certains parents menaçaient l’enseignant décapité quelques jours plus tard), on pourra dire que les islamistes ont partie gagnée.

Mais s’attaquer à l’islamisme sans questionner une immigration mal intégrée (et non l’immigration en soi) relève d’une forme de tartufferie. Quand dans quelques catégories de population, par défaut d’intégration (mise à l’écart, manifestations de racisme), la frustration et le ressentiment social se sont enkystés, et avec eux le sentiment d’échec et d’humiliation, la « réislamisation » fonctionne comme une fierté retrouvée. Avec souvent, à la clé, hélas, la résurgence mais en plus violent, d’un antisémitisme culturel répandu.

En 1981, le PCF avait mis en garde contre les conséquences sociales et culturelles pour tous les travailleurs, français et immigrés, d’une immigration favorisée par le patronat. Vilipendé pour « racisme », il fut accablé par les diatribes de moralistes chevronnés, spécialistes es « tolérance » et qui ne partagent généralement pas les mêmes situations de vie (quid du taux de logement social en Seine-Saint-Denis, dans le XXe et le VIIe arrondissement de Paris ?).

“Quand dans quelques catégories de population, par défaut d’intégration (mise à l’écart, manifestations de racisme), la frustration et le ressentiment social se sont enkystés, et avec eux le sentiment d’échec et d’humiliation, la « réislamisation » fonctionne comme une fierté retrouvée.”

Les hommes ne sont pas des abstractions économiques, ou biologiques, des feuilles blanches, ce sont des êtres de parole et de culture qui se déplacent avec leur monde et leur imaginaire. Or, il arrive un moment où, par l’effet du nombre, cet imaginaire et ses valeurs entrent en contradiction avec les nôtres. C’est le choc des cultures dont parlait Hugues Lagrange il y a dix ans. Vilipendé aussitôt par la doxa du « gauchisme culturel ». Comme Paul Yonnet peu avant lui. Et tant d’autres condamnés à se taire à la fois par cet antiracisme dévoyé en outil terroriste, comme aussi par ce fameux « devoir de mémoire » qui, de « cause sacrée », est devenu ce que Pierre Nora appelait récemment (Le Débat, mai 2020) « une routine ».

Voilà quelques-uns des éléments du terreau générateur du drame passé et des drames à venir. Faisons du mot de Bossuet une règle de conduite : nous ne pouvons plus défendre ni certaines lois, ni certaines pratiques judiciaires, ni la censure médiatique sur argent public, ni une immigration qui nourrit par le désarroi et les difficultés réelles de l’intégration un extrémisme religieux vécu comme un refuge, une revanche et une compensation au malheur et aux déconvenues de l’exil.

Le BNVCA lance un appel à la Solidarité avec St Martin de Vésubie, Ville de Justes

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66, rue Laugier 75017 Paris

 

Le Président

Sammy Ghozlan

01 77 38 49 44

 

Le BNVCA lance un appel à la Solidarité avec St Martin de Vésubie, Ville de Justes

 

 

 

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, (BNVCA) lance un appel à tous pour venir en aide à St Martin de Vésubie, ville dévastée, meurtrie et endeuillée par le déchaînement climatique. Le BNVCA n’oublie pas le courage et la solidarité qui ont permis à des centaines de juifs réfugiés d’être sauvés pendant la guerre, à St Martin de Vésubie.  

Grâce à une exemplaire résistance républicaine, St Martin de Vésubie a servi de ville d’accueil  à 1200 juifs étrangers, pourchassés entre 1942 et 1943 leur permettant de bénéficier d’un « havre de paix » dans cette région aux mains de l’Italie durant cette période. La population fut de la plus totale discrétion, vitale pour ces personnes  juives aux abois. Durant six mois, les juifs de St Martin de Vésubie ont pu vivre, être logés et nourris par un réseau étroit de coopération entre le Joint, des responsables juifs, les scouts, l’Ort et l‘extraordinaire population de St Martin de Vésubie.  La population locale très appauvrie par la guerre a  su développer une solidarité et même une amitié exceptionnelle avec ces étrangers dont une grande majorité ne parlaient que le yiddish

Le 3 septembre, lorsque les allemands ont repris le contrôle de cette région, grâce à une alerte transmise à chaque maison,  fut organisé le 8 septembre un départ précipité par l’extrême urgence.  Pour gagner l’Italie, une grande marche, traversant les crêtes du Mercantour, a permis à deux tiers des réfugiés  d’échapper  aux nazis. Certains trop faibles, trop âgés ou avec des problèmes cardiaques sont morts durant cette marche. Certains n’ont pu partir et furent arrêtés et déportés. Mais ce sont plus de huit cents juifs qui ont été sauvés par les mille si six cents habitants de St Martin de Vésubie

Le BNVCA n’oublie pas et veut témoigner toute sa gratitude en appelant à une mobilisation forte et nécessaire pour venir au secours d’une ville frappée par le malheur.

Au nom de ce passé exemplaire de générosité, soyons à l’unisson, pour reconstruire l’avenir.

Envoyez vos dons à  BNVCA – Opération Solidarité avec St Martin de Vésubie (reçu Cerfa)

100% des dons seront reversés au Maire de St Martin de Vésubie

Par chèque BNVCA – Solidarité St Martin de Vésubie 66, rue Laugier 75017 Paris     ou

sur le site  bnvca.org   ( Cliquer Appel aux dons  https://www.bnvca.org/faire-un-don/)

 

Le Président

Sammy Ghozlan

 

 

 

 

Liens:

1. https://www.bnvca.org/2020/10/le-bnvca-lance-un-appel-a-la-solidarite-avec-st-martin-de-vesubie-ville-de-justes/

 

2. https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1983_num_26_1_945

3. https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoire-des-migrants-24-1943-saint-martin-vesubie-lhistoire-dun

 

 

Kol touv, ‘Hag samea’h!   

Evelyne Gougenheim

 

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Etudiant agressé à Hambourg : enquête pour «tentative de meurtre» antisémite

Photo de la synagogue « Hohe Weide» à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, le 5 octobre 2020, un jour après une attaque contre un étudiant juif. MORRIS MAC MATZEN / AFP

La victime, âgée de 26 ans, a été attaquée à coups de pelle portés à la tête au moment où elle s’apprêtait à entrer dans l’enceinte de la synagogue.

Une enquête pour «tentative de meurtre» antisémite a été ouverte après qu’un étudiant juif a été grièvement blessé lors d’une agression devant une synagogue de Hambourg, a annoncé lundi 5 octobre la police. Cette agression est intervenue près d’un an après une attaque visant, le jour de la fête de Yom Kippour, la synagogue de Halle (Saxe-Anhalt) au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

La victime, âgée de 26 ans, a été attaquée à coups de pelle portés à la tête au moment où elle s’apprêtait à entrer dans l’enceinte de la synagogue à l’intérieur de laquelle se déroulait dimanche après-midi la fête de Succot, également connue sous le nom de «fête des cabanes». Selon des médias allemands, la synagogue était remplie de fidèles.

Les enquêteurs ont notamment trouvé un document comportant une croix gammée dans une poche de l’auteur présumé de l’attaque, âgé de 29 ans et vêtu d’un uniforme de l’armée allemande, a précisé dans un communiqué la police de Hambourg. «L’évaluation des circonstances (de l’agression) conduit à une attaque à motivation antisémite», a annoncé lundi la police.

Le parquet fédéral, chargé des affaires les plus sensibles, va piloter l’enquête ouverte pour «tentative de meurtre à caractère antisémite». Dans un pays hanté par son passé, les autorités s’inquiètent d’une résurgence de l’antisémitisme ces derniers temps, alimentée notamment par l’extrême droite.

Source : Etudiant agressé à Hambourg : enquête pour «tentative de meurtre» antisémite

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